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Pour répondre au boycott lancé par Erdogan et qui a pris des proportions mondiales, Macron a annoncé avoir dissous les «Loups gris», une organisation qui n’existe toutefois qu’à l’état de «groupement de fait» en France. Quant à Le Drian, il n’a, une nouvelle fois, que menacé de sanctions la Turquie. Analyse des faibles réactions françaises.

La France s’affirme-t-elle face à la politique agressive de la Turquie?

À la suite de l’appel au boycott des produits français lancé par Recep Tayyip Erdogan, Emmanuel Macron, par l’intermédiaire du ministère de l’Intérieur, a dissous ce mercredi 4 novembre les «Loups gris», un mouvement ultranationaliste turc. Cependant, les «Loups gris» n’ont jamais déposé le moindre statut associatif en France. Ce décret devrait faciliter la tâche de la police et de la justice françaises dans la poursuite des activistes turcs qui ont encore récemment cherché à s’en prendre violemment à des Arméniens à Vienne (Isère) et à Décines (Rhône). Mais sur un plan stratégique et pratique, il demeure davantage un effet de communication, qui n’impose guère de contrainte à Ankara.

Doit-on s’attendre à davantage de la part de la France, notamment des sanctions?

Face aux «déclarations de violence voire de haine» de Recep Tayyip Erdogan, Jean-Yves Le Drian a évoqué ce jeudi 5 novembre cette possibilité. Mais la réponse ne sera pas connue avant plus d’un mois et le prochain Conseil européen des 10 et 11 décembre.

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Tags:
islamisation, islam, boycott, Emmanuel Macron, Recep Tayyip Erdogan, France, Turquie
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