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Le porte-parole du Président russe rappelle dans une interview à RT «les nombreuses ingérences de Washington» dans sa politique intérieure, notamment par le financement d’ONG politiquement actives et des «critiques permanentes» des droits de l’Homme, ajoutant qu’une modification de la législation a permis de les limiter.

Dans une interview accordée à RT ce vendredi, Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, informe que la Russie a à de nombreuses reprises été visée par des tentatives d’ingérence dans sa politique intérieure de la part de Washington.

Il y dénonce «des critiques permanentes» sur des soi-disant violations des droits de l'Homme en Russie et sur l’organisation des élections. «En ce moment, ces questions sont considérées comme gênantes. Il est peu probable que les Américains soient encore capables de critiquer un pays pour ses élections», lance-t-il.

Dmitri Peskov souligne que la plupart des exemples qui prouvent une intervention des États-Unis dans la politique intérieure de la Russie depuis 2008 ont été documentés et rendus publics.

«Le Parquet général de Russie a enregistré la synthèse des résultats d’enquêtes sur les envois de fonds d’organismes à but non lucratif (OBNL) américains implantés en Russie. Je me rappelle l’avoir partagée avec le Président et avoir rendu une grande partie de ces données publiques. Ces exemples sont nombreux», assure Dmitri Peskov pour qui ces organisations américaines visent à impacter la politique du pays.

Une législation «plus mature»

Il ajoute par ailleurs que des changements dans la législation russe ont permis de diminuer la possibilité de s’ingérer dans les affaires du pays, notamment grâce à la loi permettant de désigner les médias comme «agents de l’étranger», ainsi que le statut «d’agent de l’étranger» donné aux associations recevant des financements hors de Russie et ayant une «activité politique».

«Au cours de ces dix dernières années, notre législation est devenue plus "mature". Elle s’est améliorée face aux cas d’ingérence dans nos affaires intérieures. La création de postes dans différents domaines permet de minimiser les risques de telles interventions», conclut le porte-parole de Vladimir Poutine.

Changements législatifs de ces 10 dernières années

Depuis 2012, une loi permet d’étiqueter comme «agent de l’étranger» associations et ONG recevant des financements hors de Russie et ayant une «activité politique». L’association Mémorial, ONG russe de défense des droits de l'Homme et de préservation de la mémoire des victimes des répressions de l'époque soviétique, a ainsi été reconnue comme «agent de l’étranger».

En mars 2018, le ministère russe de la Justice a classé neuf médias américains comme «agents de l'étranger». Les radios Voice of America et Radio Free Europe/Radio Liberty, financées par le Congrès américain, ainsi que sept autres médias qui leur sont affiliés, ont été classés comme «exerçant les fonctions d'agent de l’étranger», après la promulgation par Vladimir Poutine d'une loi permettant d'enregistrer des médias sous cette appellation.

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Tags:
politique, ingérence, ONG, Vladimir Poutine, Russie, Kremlin
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