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Haut-Karabakh: un accord de paix signé sous l’égide de Moscou (40)
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Lors d’un entretien lundi 16 novembre à Paris, Mike Pompeo et Jean-Yves Le Drian se sont dit attachés au travail de paix mené par le Groupe de Minsk de l’OSCE et ont souhaité en savoir plus sur le rôle joué par Ankara au Haut-Karabakh, selon le département d’État américain.

Washington et Paris souhaitent plus de clarté sur le rôle qu’a joué Ankara dans la cessation des hostilités dans le Haut-Karabakh ainsi que sur les conditions de l‘accord signé, ont indiqué des responsables du Département d’État américain lors d’un point de presse tenu le 16 novembre à Istanbul.

Interrogés par les journalistes présents sur les discussions entre le secrétaire d’État Mike Pompeo et le ministre français des Affaires étrangères qui avaient eu lieu lundi à Paris, ils ont détaillé que les deux hommes «ont beaucoup parlé du Haut-Karabakh». «En tant que deux coprésidents [du Groupe de Minsk de l’OSCE], ils partageaient le même point de vue que nous: nous restons attachés à notre rôle de coprésidents dans le processus [de paix] du Groupe de Minsk», indique le sténogramme du point de presse.

Ils ont reconnu les mesures prises par la Russie qui ont conduit à un cessez-le-feu en vigueur depuis une semaine, mais ont également admis «qu'il y avait encore beaucoup de questions qui nécessitaient des éclaircissements de la part de la Russie quant aux paramètres de cet accord, incluant le rôle de la Turquie», selon le sténogramme.

Des questions restent

Ils ont tous deux noté en outre que la Russie avait invité les coprésidents à Moscou pour éclaircir la question, et qu’il y avait eu des appels téléphoniques. Jean-Yves Le Drian a parlé à Sergueï Lavrov, «mais il reste des questions à débattre sur ce sujet», ont indiqué les diplomates américains.

Le dialogue entre MM. Pompeo et Le Drian a aussi porté sur le Caucase et la Turquie, avec laquelle les États-Unis ont beaucoup de divergences, notamment concernant la situation en Méditerranée orientale, en Libye et en Syrie, ont ajouté les responsables américains.

Le 16 novembre, Recep Tayyip Erdogan n'a pas rencontré Mike Pompeo en visite en Turquie.

Réaction de Moscou

De son côté, le porte-parole du Kremlin a assuré que les États-Unis et la France, en tant que coprésidents du Groupe de Minsk, pourront avoir toutes les explications qu'ils souhaitent concernant la Turquie et le Haut-Karabakh. Par ailleurs, il a précisé que le Kremlin ne souhaite pas commenter les relations bilatérales entre les coprésidents du groupe et la Turquie.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est dit quant à lui étonné par ces déclarations du département d’État. Les détails sur l’accord concernant le Haut-Karabakh ont été communiqués à Washington via des canaux diplomatiques, selon lui. «Je pense que des déclarations de ce genre reflètent la mauvaise diffusion d’informations parmi ceux qui les font ou bien sont le résultat de malentendus», a-t-il indiqué.

Accord sur le conflit au Haut-Karabakh

Dans la nuit du 9 au 10 novembre, les Présidents russe et azerbaïdjanais et le Premier ministre arménien ont signé à Moscou un accord sur la cessation des hostilités dans le Haut-Karabakh, effectif à partir du 10 novembre. Le document prévoit entre autres le déploiement d’un contingent de soldats de la paix russe, un échange de prisonniers entre les parties en conflit et le passage de plusieurs zones du Haut-Karabakh sous le contrôle de l‘Azerbaïdjan.

Dossier:
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Mike Pompeo, Jean-Yves Le Drian, Haut-Karabakh
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