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Alors que les autorités européennes n’excluent pas des mesures de sanctions contre la Turquie si elle ne change pas son comportement en Méditerranée, le Président turc a appelé ce samedi 21 novembre l’Union européenne «à ne pas faire de discrimination» à l’égard de son pays qui se considère comme faisant partie de l’Europe.

Tout en soulignant que son pays n’avait pas pour but de se disputer avec qui que ce soit, ni à l'intérieur, ni à l'extérieur, Recep Tayyip Erdogan a déclaré ce samedi 21 novembre que la Turquie voulait instaurer «une coopération plus forte» avec ses amis et alliés.

«Nous demandons à l'UE de ne pas faire de discrimination à notre égard et de ne pas être un outil d'hostilité ouverte envers notre pays. Nous ne nous voyons pas autre part qu'en Europe et nous envisageons de construire notre avenir avec l'Europe», a-t-il annoncé lors d’une visioconférence avec les membres du Parti de la justice et du développement (AKP), qu’il dirige.

Après avoir évoqué «des relations d’alliance longues et étroites avec les États-Unis», le Président turc a en outre indiqué que la Turquie ne pouvait pas «ignorer la Russie et l'Iran», pays avec lesquels elle est unie par «des profonds liens historiques».

Tensions entre la Turquie et l’Europe

La Turquie est un État tiers associé à l'Union européenne et aux communautés qui l'ont précédée depuis 1963. En 1999, elle a officiellement été reconnue comme candidate à l’entrée dans l'UE, mais les négociations à ce sujet n'ont débuté qu'en 2005.

En novembre 2016, le Parlement européen a demandé le gel des négociations d'adhésion en raison notamment des mesures jugées «disproportionnées» prises par Ankara suite à la tentative de coup d'État de juillet 2016.

Ces derniers mois, les relations entre la Turquie et l’Union européenne se sont davantage détériorées en raison des actions d’Ankara en Méditerranée orientale où elle poursuit sa recherche d'hydrocarbures dans les eaux contestées au large de Chypre.

Ainsi début octobre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prévenu que si Ankara poursuivait «ses actions illégales», l'UE utiliserait «tous les instruments à [sa] disposition», y compris des sanctions.

À cela s’ajoute des tensions entre Ankara et Paris après les critiques d’Erdogan à l’encontre d’Emmanuel Macron sur le sujet des caricatures du prophète Mahomet et l’appel du Président turc à boycotter les produits français.

 

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Tags:
Union européenne (UE), Turquie, France
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