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Le «Great reset» (grande réinitialisation) est-il un projet bien réel, évoqué par les décideurs mondiaux dans le contexte de la crise sanitaire, ou un simple fantasme de complotiste? Décryptage de Joël Ruet, économiste au CNRS et président du think tank The Bridge Tank, au micro de Rachel Marsden.

La «grande réinitialisation» –ou «Great reset»– n’est-elle qu’une folle théorie complotiste? Si tel était bien le cas, alors pourquoi cette notion apparaît-elle si souvent dans la bouche de ceux qui sont censés être crédibles?

Par exemple, Justin Trudeau a évoqué le concept par vidéoconférence plus tôt ce mois-ci lors d’une réunion des Nations unies, qualifiant la pandémie de Covid-19 d’«opportunité de réinitialisation». Trudeau a ajouté: «C’est notre chance d’accélérer nos efforts prépandémiques pour réinventer des systèmes économiques qui répondent réellement aux défis mondiaux tels que l’extrême pauvreté, les inégalités et les changements climatiques.»

Le terme lui-même apparaît également en bonne place sur le site Web du Forum économique mondial de Davos. Mais pourquoi? Comment le concept est-il né? Dissimule-t-il un programme secret… ou pas? Joël Ruet, économiste au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et président du think tank The Bridge Tank, réagit à l’intérêt que représente la crise sanitaire pour les dirigeants mondiaux:

«Il y a finalement quelque chose d’assez rare qui est un désordre mondial et qui permet peut-être éventuellement de bouger les lignes.»

Joël Ruet explique en quoi le chaos créé par la pandémie est vu comme une occasion par certains:

«Les décideurs savent bien qu’ils décident de moins en moins et qu’en tout cas, les discours, la prise de parole ou la mise en place de grandes mesures ont une incidence, une portée réelle très faible. Et donc ils savent que les grands moments de désordre, les grands bouleversements, sont potentiellement l’une de leurs rares chances de laisser un impact et que les choses changent un peu. Il faut de grands désordres pour que les choses changent un peu.»

Mais qui sont précisément ces décideurs? Qui définit le programme du Forum économique mondial de Davos? Le président du think tank The Bridge Tank répond:

«Il y a une notion de contribution, c’est un club. Vous êtes ou n’êtes pas membre du club, et vous êtes membre du club quand vous financez un ticket de 100.000 dollars ou plus pour contribuer à la formation des programmes. C’est une fondation richement dotée. Plus vous êtes contributeur, plus vous êtes écouté. Les contributeurs sont essentiellement les grandes entreprises… Le cœur du club, c’est les grandes entreprises.»

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Tags:
Québec, Covid-19, Davos
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