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Après avoir exclu la Russie des grandes compétitions internationales, le Tribunal arbitral du sport a décidé d’interdire aux officiels russes — Président inclus — d’y assister. Le Kremlin déplore cette interdiction bien qu’il se satisfasse que les sportifs russes pouvant prouver un non-recours au dopage n’en soient pas bannis.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rendu publique le 17 décembre sa décision sur les sportifs russes accusés de dopage: la Russie sera exclue pour deux ans des grandes compétitions internationales, mais certains de ses athlètes pourront y participer sous bannière neutre. Le chef du Kremlin, lui, est interdit d’assister aux événements.

L’interdiction s’applique aux «représentants du gouvernement russe», dont «les vice-ministres, les ministres, les vice-premiers ministres, le Premier ministre et le Président de la Fédération de Russie». Ils seront empêchés d’assister aux Jeux olympiques et paralympiques ainsi qu’à la Coupe du monde 2022.

«L’essentiel, c’est la participation des athlètes»

Si le Kremlin déplore cette interdiction du TAS, il est essentiel que les athlètes russes aient le droit de participer aux compétitions internationales, précise le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.

«Nous regrettons cette décision. Et, bien évidemment, nous en affichons une attitude négative. Dans le même temps […] le plus important est que nos athlètes obtiennent le droit de participer aux compétitions internationales. Cela aidera à maintenir leur qualification internationale ainsi que leur forme sportive, c’est extrêmement important», répond M.Peskov interrogé par des journalistes.

Exclusion des athlètes russes

Juste avant les Jeux de Rio en 2016, l’Agence mondiale antidopage (AMA) avait recommandé une exclusion des sportifs russes refusée par le Comité olympique international (CIO), tandis qu’à quelques jours de l’ouverture des Jeux de Pyeongchang en 2018, le TAS avait blanchi 28 d’entre eux suspendus à vie par le CIO.

Les sportifs ont été menacés de quatre ans sans compétition de prestige, notamment des Jeux d’été de Tokyo en 2021 et Paris en 2024, ainsi que des Jeux d’hiver à Pékin en 2022. Cependant, à Tokyo et Pékin pourront concourir, sous bannière neutre, ceux qui auront démontré l’absence de recours au dopage.

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Tags:
dopage, Tribunal arbitral du sport (TAS), Vladimir Poutine, Jeux olympiques
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