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Séoul envoie une délégation en Iran pour discuter de la libération d’un chimiquier arraisonné par les Gardiens de la révolution islamique le 4 janvier, selon le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

Une délégation sud-coréenne partira prochainement pour l’Iran en vue de négocier la libération du chimiquier MT Hankuk Chemi saisi, avec ses 20 membres d’équipage, par le corps des Gardiens de la révolution islamique, a annoncé le porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, Choi Young-sam.

«Une délégation […] sera envoyée en Iran dans les plus brefs délais, pour tenter de résoudre le problème sur le terrain grâce à des négociations bilatérales», a indiqué le porte-parole dont les propos ont été repris par l’agence de presse Yonhap.

La délégation sera dirigée par Koh Kyung-sok, chef de la direction générale pour l’Afrique et le Moyen-Orient du ministère, a-t-il ajouté.

Deux visites de responsables sud-coréens en Iran en une semaine

Le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Choi Jong-kun, devrait aussi évoquer ce problème lors de sa visite de trois jours à Téhéran qui commencera le 10 janvier, selon le porte-parole. La visite du haut fonctionnaire était déjà prévue avant la saisie du pétrolier. Le diplomate devait initialement discuter d'un accord visant à débloquer les fonds iraniens gelés à Séoul.

Après l'arraisonnement du navire, la Corée du Sud a envoyé une unité anti-piraterie  -comprenant le destroyer Choi Young, des hélicoptères de lutte anti-sous-marine Lynx et trois vedettes- dans le golfe Persique. 

D'autres pays renforcent les mesures de sécurité pour protéger leurs navires à la lumière des événements récents. Le ministère japonais du Territoire, des infrastructures, des transports et du tourisme a notamment appelé les bateaux battant pavillon japonais à faire preuve de prudence s'ils devaient croiser dans le golfe Persique.

Les États-Unis ont exhorté l'Iran à libérer le navire sud-coréen, affirmant que le pays continuait de «menacer les droits et libertés de navigation dans le golfe Persique pour pousser la communauté internationale à soulager la pression des sanctions».

Un pétrolier sud-coréen saisi en Iran

Le 4 janvier, le corps des Gardiens de la révolution islamique (GRI) a annoncé avoir arraisonné le pétrolier sud-coréen MT Hankuk Chemi dans le détroit d’Ormuz. Le navire transportant 7.200 tonnes de produits pétrochimiques allait d’Arabie saoudite en Corée du Sud. Le pétrolier a été escorté vers le port de Bandar Abbas.

Selon les autorités iraniennes, le pétrolier a «systématiquement» enfreint plusieurs lois sur l'environnement marin en déversant des produits pétroliers dans le golfe Persique.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, a déclaré à la télévision d'État qu'il s'agissait «d'une question purement technique et que le navire a été saisi pour avoir pollué la mer».

Aucun lien avec le gel d’avoirs iraniens en Corée du Sud?

Téhéran, qui accuse Séoul d’avoir gelé sept milliards de dollars lui appartenant, nie que l’arraisonnement du chimiquier soit lié à sa dispute financière avec Séoul.

Plusieurs milliards de dollars appartenant à l’Iran sont bloqués dans des banques sud-coréennes depuis septembre. Celles-ci refusent de rendre ces fonds à Téhéran, justifiant leur geste par les sanctions américaines contre l’Iran, relatent les médias iraniens.

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Tags:
délégation, arraisonnement, chimiquier, pétrolier, Iran, Corée du Sud
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