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Le Congrès US envahi par des manifestants (68)
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Emmanuel Macron et une série de personnalités politiques européennes se sont prononcés sur la situation aux États-Unis, où des partisans de Donald Trump ont fait irruption dans le Capitole dans la soirée du 6 janvier, durant la procédure de certification des résultats de la victoire de Joe Biden.

L’irruption des manifestations pro-Trump dans le Capitole a suscité de nombreuses critiques de la part des responsables européens qui dénoncent une «une attaque contre la démocratie».

Pour Macron «ce n’est pas l’Amérique»

«Ce qui est arrivé aujourd'hui à Washington n'est pas américain, assurément», a déclaré en anglais Emmanuel Macron, dénonçant dans une vidéo ce 7 janvier l’intrusion de «quelques individus violents» dans «le temple séculaire de la démocratie américaine: le Capitole».

«Quand, dans une des plus vieilles démocraties du monde, des partisans d’un Président sortant remettent en cause, par les armes, les résultats légitimes d’une élection, c’est une idée universelle –celle d’"Un homme, une voix"– qui est battue en brèche», a ajouté le Président.

​Berlin pointe Trump du doigt.

Si Emmanuel Macron n’a évoqué que «des partisans d’un Président sortant», le chef de la diplomatie allemande a tenu directement Donald Trump responsable de ce qu’il s’est passé.

«Quiconque, comme Trump, qui incite ses partisans pendant des années [à la haine, ndlr] , est responsable de cette attaque au cœur de la démocratie américaine», écrit M.Maas dans un article pour l'hebdomadaire Der Spiegel.

Sur Twitter, il a également appelé Donald Trump et ses partisans à «accepter la décision des électeurs américains et cesser de piétiner la démocratie».

​Un événement unique en son genre pour la diplomatie espagnole

De son côté, la ministre espagnole des Affaires étrangères a refusé de dresser un parallèle entre la situation actuelle aux États-Unis et celle en Catalogne en 2017 où le référendum d'autodétermination lancé par la généralité de la région avait donné lieu à de nombreuses manifestations de masse.

«Il y a des caractéristiques communes de polarisation que nous voyons dans de nombreux systèmes politiques du monde, mais nulle part nous n'avons vu récemment des actions similaires dans des démocraties solides. Je pense que des comparaisons ne nous aident pas», a déclaré Arancha Gonzalez au micro de la radio Onda Cero.

Elle a également accusé le Président sortant d’être derrière cette «attaque contre la démocratie».

Le Capitole, «phare brillant de la démocratie»?

Alors que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, dénonce des «scènes honteuses» et appelle à une transition «pacifique et ordonnée» du pouvoir, pour l’ancien ambassadeur britannique aux États-Unis Kim Darroch, le Capitole n’est plus un symbole du pouvoir détenu par le peuple.

«Ces dégâts peuvent être réparés, mais cela prendra beaucoup de temps. [...] Mais d'autres pays ne verront probablement plus les États-Unis comme un phare brillant de la démocratie», a-t-il déclaré à Sky News.
À l’assaut du Capitole

La veille, les partisans de Donald Trump se sont rendus au Capitole et ont fait irruption dans le bâtiment provoquant la suspension de la procédure de certification des résultats de la victoire de Joe Biden.

Quelques heures plus tard, les manifestants ont été expulsés et les deux chambres ont repris leurs séances. Le Congrès a finalement approuvé l'élection de Joe Biden à la présidence.

Au cours des tensions avec les forces de l’ordre, une femme, vétéran de l'US Air force, a été touchée par le tir d’un policier et est morte à l'hôpital. Trois autres personnes sont décédées près du Capitole alors qu’elles nécessitaient des soins médicaux. Plusieurs ont été blessées et des dizaines interpellations ont été constatées.

L’état d’urgence a été étendu dans la capitale fédérale pour 15 jours, soit jusqu’à la fin du mandat du Président sortant.

Dossier:
Le Congrès US envahi par des manifestants (68)

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Capitole, manifestation, Congrès américain, Sénat des États-Unis, Donald Trump, États-Unis
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