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La récente mort de Lisa Montgomery, première femme exécutée par le gouvernement fédéral américain depuis les années 1950, indigne l’ancien ministre Jack Lang. Soulignant que la femme souffrait de troubles mentaux, il dénonce une «ignominie absolue».

Repoussée à plusieurs reprises, l’exécution de Lisa Montgomery, reconnue coupable du meurtre abominable d’une femme enceinte en 2004, a finalement eu lieu mercredi 13 janvier. Il s’agissait de la première exécution fédérale d’une femme depuis 68 ans aux États-Unis.

L’ex-ministre de l’Éducation nationale et de la Culture, désormais président de l’Institut du monde arabe, Jack Lang, s’est emporté sur Twitter contre Donald Trump, le qualifiant d’«immonde personnage» et de «saloperie humaine».

«L’exécution de Lisa Montgomery, souffrant de troubles mentaux, à quelques jours de son départ de la Maison-Blanche, est une ignominie absolue», ajoute-t-il.

​Le crime de Lisa Montgomery

Reconnue coupable d’avoir étranglé une femme enceinte en 2004 avant de l’éventrer et de prélever son enfant de son utérus, Lisa Montgomery a été condamnée en 2007 à la peine de mort. Sa défense insistait sur le fait qu’elle avait été victime d’abus sexuels pendant son enfance et qu’elle souffrait au moment du crime d’une maladie mentale et ne se rendait pas compte de ses actes.

Prévue initialement le 8 décembre dernier, l’exécution a été reportée au 31 décembre, car ses avocats ont contracté le coronavirus, puis repoussée au 12 janvier 2021. Mais le 1er janvier, la cour d’appel du District de Columbia a statué que la femme devait être exécutée avant cette date.

Dans la soirée du 11 janvier, le juge Patrick Hanlon a ordonné de surseoir à son exécution pour évaluer l’état mental de la femme qu’il a trouvé «si éloignée de la réalité» qu’elle n’était pas capable de «comprendre rationnellement le motif de l’administration pour son exécution».

Toutefois, une cour d’appel saisie par le ministère de la Justice a annulé cette décision mardi avant que la Cour suprême ne valide l’exécution qui a été effectuée mercredi par une injection létale au pénitencier fédéral de Terre-Haute dans l’Indiana.

Alors que plusieurs criminels ont été exécutés conformément aux décisions prises au niveau des États, aucune femme n’avait été exécutée aux États-Unis par le gouvernement fédéral depuis 1953.

Les exécutions fédérales relancées par Trump

Après une pause de 17 ans, le gouvernement fédéral a exécuté à Terre-Haute depuis l’été dix autres personnes condamnées à mort. L’administration actuelle a rompu avec la tradition qui veut que le gouvernement s’abstienne d’appliquer la peine de mort en période de transition du pouvoir.

Outre Lisa Montgomery, le gouvernement fédéral a exécuté jeudi Corey Johnson, un ex-trafiquant de drogue condamné à mort pour une série de meurtres en 1992. Il prévoit également d’exécuter ce vendredi Dustin Higgs, jugé coupable d’avoir ordonné l’enlèvement et le meurtre de trois jeunes femmes en 1996.

L’exécution de Dustin Higgs sera la dernière avant l’investiture la semaine prochaine du Président élu Joe Biden qui s’oppose à la peine de mort fédérale, promettant d’y mettre fin.

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crimes, morts, exécution, Jack Lang, Donald Trump
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