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Le porte-parole du gouvernement ougandais a accusé ce 19 janvier les États-Unis d'avoir tenté de subvertir les élections présidentielles de la semaine dernière après que l’ambassadrice américaine, Natalie E. Brown, a essayé de rendre visite au chef de l’opposition placé en résidence surveillée.

L'ambassadrice américaine Natalie E. Brown n’a pas pu visiter le leader de l'opposition ougandaise Bobi Wine, Robert Kyagulanyi de son vrai nom, un ancien chanteur de reggae, qui se trouve en résidence surveillée, a déclaré l'ambassade dans un communiqué diffusé lundi soir.

D’après le document, cité par Reuters, la diplomate voulait vérifier «la santé et la sécurité» de M.Wine, qui est devenu célèbre après des années de chansons sur la corruption et le népotisme du gouvernement, des faits toujours démentis par les autorités.

«C'est se mêler à la politique interne»

Le porte-parole du gouvernement, Ofwono Opondo, a déclaré à Reuters que Mme Brown n’aurait pas dû essayer de le voir.

«Ce qu'elle a essayé de faire de façon flagrante, c'est se mêler à la politique interne de l'Ouganda, en particulier dans les élections, afin de saboter nos élections et la volonté du peuple», a-t-il indiqué. «Elle ne devrait rien faire en dehors des normes diplomatiques.»

Élections en Ouganda

Le 16 janvier, la commission électorale a proclamé, 48 heures après le scrutin, la victoire de M.Museveni, au pouvoir depuis 1986, avec 58,6% des voix. Ce résultat a été rejeté par le principal candidat de l'opposition, Bobi Wine, qui a obtenu 34,8% des voix.

Depuis qu’il est allé voter jeudi, il n’a pas quitté sa maison de Kampala, et a déclaré dimanche qu’il était «assiégé» par les soldats et la police ayant encerclé sa maison en empêchant quiconque d’entrer ou de sortir.

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Tags:
élections, Ouganda, États-Unis
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