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L’arrestation près de Boston de Kaveh Afrasiabi a provoqué la colère de Téhéran. Le scientifique est accusé d’être un agent d’influence iranien, non enregistré auprès du ministère de la Justice.

Téhéran n’a pas caché son indignation après l’interpellation aux États-Unis du politologue Kaveh Afrasiabi, soupçonné d’être un lobbyiste et un agent gouvernemental. Les autorités iraniennes ont assimilé cette arrestation à une «prise d’otage» et incitent la prochaine administration Biden à changer de méthodes en la matière.

«Les actions des États-Unis s’apparentent à la prise en otage d'un citoyen iranien. Malheureusement, les Américains sont coutumiers de telles mesures […]. Nous espérons que le nouveau gouvernement américain prendra ses distances avec l'approche gouvernementale de Trump», a ainsi déclaré Saeed Khatibzadeh, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, à l’Iranian Students News Agency (ISNA).

Le responsable a également rejeté les accusations émises contre Kaveh Afrasiabi par la justice américaine.

Agent non déclaré

Les États-Unis avaient auparavant porté plainte contre le politologue, l’accusant d’être «un employé secret du gouvernement iranien et de la mission permanente de l'Iran aux Nations unies», selon un communiqué du département de la Justice.

Afrasiabi, qui se présente comme expert des affaires étrangères et ancien professeur de sciences politiques, a notamment cherché à «brosser un tableau faussement positif» de l’Iran auprès de certains décideurs, a déclaré le directeur adjoint du FBI en charge William F. Sweeney Jr., dans ce communiqué.

Le mis en cause aurait en particulier tenté de faire pression sur un membre du Congrès. Il risque jusqu’à 10 ans de prison.

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Tags:
lobbying, arrestation, agent étranger, États-Unis, Iran
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