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Réagissant aux propos du secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes qui s’est dit favorable à l’abandon du projet Nord Stream 2 en réaction à la détention de l’opposant Navalny, le président de la Commission de l’économie et de l’énergie au Bundestag a expliqué pourquoi cette proposition de Paris était «erronée».

Le président de la Commission de l’économie et de l’énergie au Bundestag et membre du parti Die Linke (La Gauche) Klaus Ernst a réagi aux propos tenus ce 1er février par le secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes concernant l’arrêt de la construction de Nord Stream 2. L’homme politique allemand a notamment qualifié l’appel des autorités françaises d’«infondé et erroné».

«L’appel du gouvernement français d'arrêter la construction de Nord Stream 2 est infondé et erroné. La suspension d'un projet déjà approuvé pèsera sur les consommateurs et les contribuables allemands suite à la hausse des prix du gaz et au paiement des dommages et intérêts pour les investissements déjà réalisés», a-t-il déclaré.

La France favorable à l’abandon de la construction

Plus tôt dans la journée, Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes a déclaré au micro de France Inter que la France était «en effet» favorable à l’abandon du projet Nord Stream 2.

«Alors des sanctions, on les a déjà prises, on pourrait en prendre, il faut être lucides, cela ne suffit pas. Il y a des protestations, il y a des sanctions, il faut aller plus loin… Je pense que l'option Nord Stream, c’est une option qui se regarde», a-t-il expliqué en commentant d’éventuelles nouvelles sanctions à l’égard de la Russie suite à la récente arrestation de l’opposant Alexeï Navalny.

Il a tout de même tenu à préciser qu’il s’agissait d’«une décision allemande puisque c'est un gazoduc qui est en Allemagne».

«Nous avons toujours dit que nous avions les plus grands doutes sur ce projet», a-t-il ajouté, cité par la radio.

Alexeï Navalny de retour en Russie

À son retour d'Allemagne à Moscou, Alexeï Navalny a été arrêté le 17 janvier et placé pour 30 jours en détention préventive dans le cadre de la plainte déposée contre lui par l’administration pénitentiaire qui lui reproche la violation des conditions de son sursis probatoire en lien avec une affaire qui remonte à 2012.

Les alliés de l’opposant ont alors appelé ses sympathisants à descendre dans les rues en signe de soutien. Deux journées d’actions non-autorisées ont déjà eu lieu les 23 et 31 janvier. Dans la foulée, plusieurs personnalités politiques occidentales se sont prononcées en faveur de la libération de Navalny.

Selon un communiqué du Parlement européen, publié le 21 janvier à l’issue d’une session plénière, les députés européens ont appelé les États membres à «renforcer de façon significative» les sanctions à l’encontre de la Russie suite à l’arrestation d’Alexeï Navalny en stoppant notamment, «une fois pour toutes», la construction du Nord Stream 2.

Le ministère russe des Affaires étrangères a pour sa part conseillé aux politiciens étrangers de respecter le droit international et de s'occuper des problèmes de leurs propres pays.

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Tags:
Allemagne, France, sanctions, Nord Stream 2
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