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Construction du gazoduc Nord Stream 2 (146)
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Alors que Washington multiplie les sanctions contre la Russie et les entreprises impliquées dans la construction de Nord Stream 2, une publication de Der Spiegel explique que les raisons en sont purement économiques. Pendant ce temps, le chef de la diplomatie Maas met en garde contre les effets pervers d'un éventuel retrait du projet.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a mis en garde contre les retombées géostratégiques pour les relations entre l’Europe et la Russie en cas d'abandon du projet Nord Stream 2.

«Ceux qui remettent en question Nord Stream 2, ce qui est tout à fait possible, doivent également réaliser les conséquences géostratégiques que cela aura et ce que cela signifie pour la possibilité pour l'Europe d’influencer la Russie», a-t-il déclaré au Bundestag.

Il a ajouté qu’il était prêt à examiner la question et à évoquer d’autres projets d’importation de produits énergétiques.

«Il existe des pays qui nous demandent d'arrêter la construction alors qu'eux-mêmes [...] augmentent les importations de pétrole en provenance de Russie», a-t-il souligné.

Ces déclarations font écho à un article publié par Der Spiegel dont l’auteure évoque l’impact de l’arrêt de la construction du gazoduc.

Sanctions pour des raisons économiques

Dans ce cas, «l’Allemagne nuirait certainement à la Russie, mais d'abord à elle-même», affirme-t-elle.

«En supposant que Nord Stream 2 ne soit pas terminé, nous aurions affaire à des ruines industrielles qui ne seraient même pas bonnes pour un musée, étant donné que toutes les conduites sont souterraines».

Elle souligne que l’achèvement du projet profitera en premier lieu aux Européens et estime que les sanctions contre la Russie et les entreprises impliquées dans le projet sont imposées pour des raisons économiques, dictées par le désir de Washington de vendre son propre gaz à l'Union européenne.

«L'Allemagne pourrait se passer de Nord Stream 2, mais ses citoyens devraient débourser davantage pour le gaz», constate-t-elle.

Le gaz américain pourrait constituer une alternative au gaz russe mais son extraction par fracturation hydraulique détruit d’énormes étendues de terres.

En outre, il ne faudrait pas se concentrer uniquement sur les aspects «moraux et économiques» du projet. La question n'est pas de savoir si Nord Stream 2 doit être construit, mais de comprendre les intérêts des différents pays.

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Construction du gazoduc Nord Stream 2 (146)

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sanctions, États-Unis, Allemagne, Nord Stream 2
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