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Les systèmes alimentaires de certains pays ont été affectés par la pandémie et des pénuries sont à craindre, qui toucheront notamment les populations les plus pauvres, explique une responsable de l’Onu au Guardian.

Le risque de survenue de crises alimentaires en 2021 est plus important que l’an dernier, spécialement dans les pays pauvres, a expliqué au Guardian Agnès Kalibata, envoyée spéciale de l'Onu pour le Sommet des systèmes alimentaires.

Le question de l’accès à la nourriture se fait plus prégnante à cause d’une hausse générale des prix, due notamment aux divers régimes de quarantaine. Dans certains régions, les marchés alimentaires ont dû fermer, compliquant la vie des agriculteurs.

«Les systèmes alimentaires se sont contractés, à cause du Covid-19. Et la nourriture est devenue plus chère et, dans certains endroits, hors de portée des gens. La question de la nourriture semble plus aiguë cette année que l’an dernier», explique ainsi Agnès Kalibata au Guardian.

La situation est particulièrement inquiétante dans certains pays d’Afrique comme le Kenya, la Somalie et l'Éthiopie, où l’augmentation des prix pourrait se doubler d’importantes périodes de sécheresse. La flambée des prix en Thaïlande préoccupe également l’Onu.

Confinement et crise économique

Agnès Kalibata précise que les systèmes alimentaires ont plutôt bien résisté l’an dernier, les gouvernement tenant compte des recommandations de l’Onu sur le risque de fermeture complète des frontières, et sur la fixation des prix.

La responsable appelle à continuer dans cette voie et à encourager la circulation des aliments, depuis les centres de productions jusqu’aux zones de distribution et de consommation, au-delà des restrictions sanitaires et du contrôle des frontières.

«Je ne me plains pas des confinements, ils sont très importants pour protéger les gens, mais ils ne doivent pas être indéfinis», déclare-t-elle ainsi au Guardian.

Plus globalement, les gouvernements doivent désormais s’inquiéter des conséquences économiques de la pandémie, notamment la récession et la montée du chômage a conclu Agnès Kalibata.

«Les gens perdent leur emploi. C'est maintenant la chose la plus importante. L'économie se contracte et cela affecte des millions de personnes», a-t-elle affirmé au quotidien britannique.

Le Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires, annoncé par Antonio Guterres, secrétaire général de l'Onu, se tiendra à New York en septembre 2021. 

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Tags:
ONU, nourriture, Covid-19, famine, pénuries
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