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Interrogée sur la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme en ce qui concerne l’opposant russe Navalny et sa libération, Maria Zakharova a expliqué qu’elle aura des conséquences «désastreuses» pour le droit international. Alors que pour le Kremlin cet engagement «clair» soulève des questions.

Suite à la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) sur Alexeï Navalny, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a souligné que ses conséquences seraient désastreuses.

«Les juristes ont donné leur opinion hier [le 17 février, ndlr]. Je pense que beaucoup d'entre eux ont été choqués parce qu'ils savent très bien que les conséquences d'une telle décision seront désastreuses pour le droit international car il est impossible d'utiliser indéfiniment les instruments juridiques à des fins politiques en tuant les fondements du droit», a déclaré Maria Zakharova sur la chaîne de télévision Rossiya 1.

Cet engagement «clair» soulève des questions

En outre, le Kremlin a évoqué la décision de la CEDH dans l’affaire Navalny, en la qualifiant de «préoccupante».

«Notre attitude sur cette décision a été exprimée hier par le ministre de la Justice, Konstantin Tchouïtchenko, c’est une décision non justifiée et une tentative très sérieuse d'ingérence dans les affaires judiciaires russes, ce qui, de notre point de vue, est inacceptable», a déclaré le porte-parole du Président russe Dmitri Peskov à la presse ce jeudi 18 février.

Il a ajouté que la Russie ne cherchait pas l'affrontement, mais que ces décisions de la CEDH, le parti pris dans leur adoption, soulevaient beaucoup de questions.

«Nous ne cherchons aucune confrontation. Mais d'un autre côté, bien sûr, ce genre de décisions, la hâte dans la prise de ces décisions, un engagement clair, soulève bien sûr beaucoup de questions», a souligné Peskov.

La CEDH exige la libération de Navalny

Mercredi 17 février, la CEDH avait ordonné que Moscou laisse sortir de prison l’opposant russe Alexeï Navalny. Suite à cette réclamation, le ministre russe de la Justice a expliqué que cela était impossible à faire à cause de l’absence de fondement juridique pour le réaliser en conformité avec la législation russe.

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Tags:
Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), Alexeï Navalny, Kremlin, Moscou, politique
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