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Alors que, dans le cadre d’un accord signé en février 2020 avec les talibans*, les troupes étrangères présentes en Afghanistan doivent quitter le pays d’ici à l’été prochain, l’Otan a déclaré que la décision finale n’était pas encore prise et que les consultations se poursuivraient.

L’Otan estime important l'accord entre Washington et les talibans* en Afghanistan sur le retrait des troupes et continuera d'évaluer la situation avant de prendre la décision finale, a déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, à l'issue d'une visioconférence entre les ministres de la Défense des pays membres.

«Les alliés de l'Otan restent attachés à l'accord entre les États-Unis et les talibans*. Cet accord cite des conditions qui doivent être remplies», a-t-il déclaré.

Selon Jens Stoltenberg, ces conditions prévoient notamment que les talibans* mènent des négociations de paix honnêtes, fassent baisser le degré de violence et cessent de coopérer avec les groupes terroristes qui planifient des attaques contre les forces de l'Alliance.

«Nous continuerons d’évaluer la situation avant de prendre la décision finale sur notre présence. Nous surveillons de près ce qui se passe sur le terrain en Afghanistan, nos troupes et nos services de renseignement permettent de suivre la situation. En outre, nous coopérons étroitement avec les forces de sécurité afghanes et nous procédons à un échange d’informations et de renseignements avec elles», a-t-il poursuivi.

C’est en «se fondant sur les résultats que les alliés prendront une décision appropriée», a fait remarquer Jens Stoltenberg.

Aucune décision sur l’avenir de la mission

Il a rappelé dans ce contexte que l’Otan déployait des activités en Afghanistan depuis de nombreuses années et y engageait actuellement quelque 10.000 soldats. Il a estimé par ailleurs que le processus de paix en Afghanistan progressait lentement et qu'il importait de le relancer.

«L’essentiel aujourd’hui est de faire en sorte que les négociations de paix en Afghanistan soient un succès, d’arriver à un accord politique solide qui nous permettrait de nous retirer sans mettre en péril les résultats atteints. L'Afghanistan ne doit pas redevenir un repaire de terroristes», a-t-il souligné.

Dans ce contexte, il a affirmé que les forces afghanes de sécurité avaient prouvé qu'elles étaient capables de garantir la sécurité dans le pays, «mais nous les soutiendrons».

Jens Stoltenberg a également indiqué que la décision sur l'avenir de la mission en Afghanistan n'avait pas encore été prise et que les consultations se poursuivraient jusqu'au 1er mai, date à laquelle l'accord entre les États-Unis et les talibans* prévoit le retrait des troupes étrangères du territoire afghan.

Il estime par ailleurs que le niveau de violence en Afghanistan reste «élevé», que les négociations de paix demeurent fragiles et qu'il existe un risque de transformations du pays en plaque tournante du terrorisme international.

La mission de l'Alliance en Afghanistan est examinée par les ministres de la Défense dans le contexte de la réduction de la présence militaire américaine dans le pays. Le Pentagone a ainsi déclaré avoir diminué son contingent à 2.500 militaires. À l’heure actuelle, il reste dans le pays moins de 10.000 soldats de l'Otan.

Les États-Unis et le mouvement des talibans* ont signé en 2020 un accord, le premier en plus de 18 ans de guerre, qui prévoit le retrait des troupes étrangères dès cette année sous condition de cessation des violences dans le pays.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
retrait, Afghanistan, talibans, États-Unis, OTAN
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