International
URL courte
Par
16878
S'abonner

La Syrie a vivement condamné le raid aérien mené par les forces américaines dans le sud-est du pays, soulignant qu’il était «contraire au droit international et à la Charte des Nations unies» et exigeant que Washington cesse «de soutenir par divers moyens les groupes terroristes.

Le ministère syrien des Affaires étrangères fustige la «lâche» frappe aérienne portée par les États-Unis dans le sud-est du pays et prévient que le raid débouchera sur l’escalade des tensions dans la région.

«La Syrie condamne fermement la lâche agression américaine ciblée contre des secteurs du gouvernorat de Deir ez-Zor, à proximité de la frontière avec l'Irak. Cette attaque est contraire au droit international et à la Charte des Nations unies. La Syrie avertit que cette démarche entraînera des conséquences qui, à leur tour, provoqueront une escalade des tensions dans la région», déclare le ministère.

Selon Damas, les manœuvres agressives de Washington sont un signal négatif prouvant que l'administration Biden s’en tiendra dans sa politique non au respect du droit international, mais à la «loi de la jungle», tout comme l'administration Trump.

«La Syrie exige que les États-Unis modifient leur politique agressive à son égard, cessent de soutenir par divers moyens les groupes terroristes qui attaquent la Syrie et son peuple et cessent d'investir dans ces groupes», ajoute le ministère.

Les frappes

Le Président américain a autorisé ce 25 février des frappes contre une structure appartenant à ce que le Pentagone affirme être une milice soutenue par l'Iran. Selon son porte-parole John Kirby, les raids ont été organisés après «plusieurs attaques» contre des cibles américaines en Irak.

D'après le Washington Post, plusieurs personnes ont été tuées dans les frappes.

Kataa al-Rakabi, membre de la Commission pour la sécurité et la défense au Parlement irakien, avait précédemment affirmé à Sputnik que ce raid américain n’avait pas fait de victime, étant donné qu’il a été dirigé contre un entrepôt vide.

Le ministère russe des Affaires étrangères a fustigé la première opération militaire de l'administration Biden lancée dans la nuit du 25 au 26 février et rejeté «toute tentative de transformer le territoire syrien en une arène de règlement de comptes géopolitiques».

Lire aussi:

Tous vaccinés contre tous confinés: «il existe une troisième alternative»
La Russie annonce répondre à un déploiement massif de troupes de l'Otan à sa frontière
«Toutes les personnes qui vont aller se faire vacciner sont des cobayes», lance une députée française
Tags:
Joe Biden, États-Unis, frappe aérienne, Syrie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook