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L’Élysée s'est montré opposé à la proposition d’Israël d’introduire des «passeports sanitaires» pour permettre des voyages au niveau bilatéral. Paris se prononce plutôt pour un format à l’échelle de l’UE, tout en jugeant cette initiative «prématurée» pour le moment.

La France a décliné la proposition formulée par Benyamin Netanyahou de mise en place de «passeports sanitaires» visant à permettre des allers-retours «sans le moindre obstacle» entre les deux pays, rapporte BFM TV.

Plutôt au niveau européen

Le Premier ministre israélien a proposé de conclure un accord bilatéral avec Paris lors d'une interview à la chaîne I24 News le 9 mars. Contacté par BFM TV, l’Élysée a fait comprendre qu’une telle décision devrait être prise au niveau européen. Or, «les propos de Benyamin Netanyahou n'engagent que lui».

«La France n'entend pas, à ce jour, régler la question de manière bilatérale», a indiqué la présidence à la chaîne mercredi 10 mars. La question du passeport sanitaire doit se décider «au niveau européen, via le mandat donné à la Commission européenne.»

Une question «prématurée»

Le chef d'État français a jugé «prématurée» une telle initiative en raison du manque de données notamment concernant la contagiosité des personnes vaccinées, précise la chaîne.

L'Élysée a également évoqué des «questions éthiques et pratiques» quant à cette proposition.

Les précurseurs

L'État hébreu a déjà signé des accords touristiques avec la Grèce et Chypre, permettant à leurs citoyens respectifs vaccinés contre le Covid-19 de voyager sans restriction dans ces pays grâce à un passeport sanitaire. Des pourparlers sont également en cours entre Malte et Israël.

La Suède et le Danemark ont annoncé l’introduction de certificats électroniques de vaccination destinés, entre autres, aux voyages à l’étranger. L’Islande a commencé à délivrer à ses habitants des documents numériques de vaccination permettant d’entrer et sortir du pays.

Une question qui divise l’UE

Le 1er mars, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que serait présenté en mars un projet de «passeport vert» numérique attestant d'une vaccination ou d’un test négatif au Covid-19.

Ce sujet divise les 27 puisque des pays comme l’Allemagne, la France et la Belgique estiment qu’un tel document présente des risques de discrimination et pourrait porter atteinte aux libertés individuelles.

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Tags:
Benjamin Netanyahou, Union européenne (UE), voyages, Israël, France, vaccination, passeport
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