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La «manière arbitraire» dont Google et d’autres plateformes censurent des médias russes -notamment leurs contenus consacrés à la Crimée- montre qu’ils se trouvent dans «une impasse technologique», estime Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

La voix de la diplomatie russe a commenté les récentes restrictions imposées par Google et Instagram au contenu informatique consacré à la Crimée. Maria Zakharova a notamment ironisé sur l’idée que les plateformes voulaient ainsi «célébrer» le 7e anniversaire du rattachement de la péninsule à la Russie.

D’après elle, ces plateformes «se déchaînent» et montrent ainsi qu’elles se sont retrouvées dans «une impasse technologique» car elles n’ont pas de normes uniformes pour contrôler leurs propres actions.

«Le contenu numérique est censuré de manière arbitraire par des modérateurs sans décision d’un tribunal ni des organes compétents. Dans le même temps, les plateformes, elles, continuent à faire rire le monde en appelant à préserver l’Internet libre et mettant en garde contre des restrictions en matière de distribution de contenu», a-t-elle estimé.

La diplomate a souligné que plus les plateformes bloquent et censurent le contenu qui leur a paru gênant du point de vue politique, plus elles courent le risque que leurs propres actions soient limitées partout dans le monde.

De surcroît, poursuit la porte-parole, ces mesures restrictives sont de nature extraterritoriale et vont à l'encontre des engagements internationaux de Washington en matière de liberté de parole et d'expression. En particulier, ils violent le droit des citoyens de rechercher, de recevoir et de diffuser librement des informations, qui est garanti par le Pacte international relatif aux droits politiques et civils, dont les États-Unis sont signataires.

Chaînes russophones bloquées par YouTube

Ces derniers temps, YouTube a suspendu plusieurs comptes des médias russophones dont Tsargrad, Anna News et News Front. Google a également introduit une limite d’âge pour les personnes qui veulent regarder le documentaire «Crimée. Retour à la Patrie». Google prétend que la vidéo contient des «scènes de violences». De son côté, Instagram a partiellement bloqué le compte de la chaîne Crimée 24, le privant du droit de publier un contenu textuel en plus des photographies.

Google visé par la justice russe

Alors que Google continue à censurer certains médias russophones, il a été visé par plusieurs enquêtes administratives en Russie car l’entreprise ne supprimait que partiellement les résultats de recherche divulgant des informations interdites dans le pays. Finalement, l’entreprise a écopé d'une amende de trois millions de roubles (40.800 dollars) qu’elle a récemment payée, selon le service fédéral russe chargé de la supervision des médias.

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Tags:
Crimée, YouTube, Google, Maria Zakharova, Russie
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