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Après son attaque verbale contre Vladimir Poutine, Joe Biden semble vouloir laisser sans réponse une invitation ouverte de son homologue russe à tenir un débat public. «Il sera en Géorgie demain et très occupé», lance sa porte-parole, accablée par un tsunami de questions de journalistes sur la dernière démarche antirusse du chef d’État américain.

L’escalade verbale avec le Président Poutine, déclenchée par Joe Biden, bouscule la Maison-Blanche, dont la porte-parole a dû consacrer une bonne partie de sa dernière conférence de presse à répondre aux questions des journalistes sur le sujet.

Biden esquive la proposition de Poutine

Qualifié par M.Biden de «tueur», Vladimir Poutine a non seulement souhaité une bonne santé à son homologue américain, mais est allé jusqu’à proposer la tenue d’un entretien par visioconférence diffusé en direct. Cette proposition a enflammé les journalistes venus poser leurs questions à Jen Psaki.

Interrogée jeudi sur la question de savoir si M.Biden examinerait l'offre de son homologue russe, la porte-parole a répondu par la négative, affirmant qu'elle n'avait aucune nouvelle d'une réunion à venir, virtuelle ou autre, et que le calendrier du Président était chargé.

«Je dirais que le Président a déjà eu une conversation avec le Président Poutine, alors qu'il y a davantage de dirigeants mondiaux avec lesquels il n’a pas encore parlé», a-t-elle déclaré, faisant référence à l’appel téléphonique entre les deux dirigeants en janvier. «Nous dialoguons avec les dirigeants russes, les membres du gouvernement, à tous les niveaux, mais je n’ai rien à vous rapporter en vue d’une réunion future. Le Président, bien sûr, sera en Géorgie demain et très occupé.»

Remarque de Poutine sur le racisme aux États-Unis

La porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki, commentant la déclaration de Vladimir Poutine sur l'esclavage et le racisme aux États-Unis, a reconnu que Washington avait quelque chose à dire sur cela.

«Le Président estime que l’un des plus grands attributs des États-Unis est notre honnêteté et notre recherche constante de progrès. Il y a toujours plus de travail à faire, comme [Biden] l’a dit lui-même. […] Je peux vous assurer que le Président Biden croit toujours que nous pouvons œuvrer davantage ici, dans notre propre pays», a-t-elle indiqué.

M.Poutine, parlant jeudi de l'establishment américain, a déclaré que les Afro-Américains aux États-Unis sont toujours confrontés à «l'injustice et l'extermination» et a également rappelé la période «très difficile» et «très cruelle» de l'esclavage dans le pays.

Biden maintient ses propos sur Poutine et reste silencieux sur MBS

Joe Biden ne regrette pas d'avoir qualifié son homologue russe de «tueur», a souligné sa porte-parole, qui a préconisé «la voie diplomatique» dans les relations avec la Russie. «Nous continuons de croire que la diplomatie est la première étape et devrait toujours être la première étape, ainsi qu’elle devrait être notre objectif lorsque nous entretenons toutes nos relations, même avec nos adversaires», a-t-elle souligné.

Dans le même temps, elle a refusé de qualifier de «tueur» le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, malgré le récent rapport du renseignement américain qui déclare en des termes non équivoques que celui-ci était responsable de la mort du journaliste Jamal Khashoggi.

«Je ne pense pas que je doive ajouter davantage de noms de "tueur" au podium aujourd'hui», a indiqué la porte-parole.

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tueur, Joe Biden, Vladimir Poutine, affaire Khashoggi, Jamal Khashoggi, Mohammed ben Salmane Al-Saoud, Mohamed Ben Salmane
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