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Après l’attaque verbale de Joe Biden contre Vladimir Poutine sur fond de tensions entre Moscou et Washington, le porte-parole du Président russe a commenté l’éventualité d’une nouvelle guerre froide.

La Russie espère toujours le meilleur dans ses relations avec les États-Unis, mais se prépare au pire, a déclaré à la presse ce vendredi 19 mars le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov.

«Après tout, les observateurs et les experts gagnent simplement leur vie avec de telles prévisions. Bien sûr, nous espérons toujours le meilleur, mais nous sommes toujours prêts au pire», a répondu M.Peskov à qui lui demandait s’il fallait s’attendre à une nouvelle guerre froide.

Le porte-parole a souligné que les autorités russes cherchaient malgré tout à maintenir les rapports avec les États-Unis parce que cela répondait aux intérêts du monde entier.

«Mais nous ne pouvons certainement pas ignorer les propos de M.Biden», a-t-il noté.

Un entretien public Poutine-Biden pourrait améliorer la situation

M.Peskov a estimé qu’une conversation entre les Présidents russe et américain par visioconférence et diffusée en direct, telle que proposée par M.Poutine, pourrait notamment porter sur les accusations de Washington jugées «infondées» par le Kremlin.

«Il faudrait une discussion en direct parce que M.Biden a fait des déclarations sans précédent. Le Président Poutine a proposé d’étudier cette situation de manière ouverte -parce que cela intéressera les peuples des deux pays- pour empêcher que ces déclarations ne détériorent définitivement les relations bilatérales russo-américaines qui sont déjà dans un état déplorable», a conclu le porte-parole.

D’ailleurs, Joe Biden semble vouloir laisser sans réponse l’invitation de son homologue russe à organiser un débat public. Sa porte-parole Jen Psaki a affirmé qu'elle n'avait aucune nouvelle d'une réunion à venir, virtuelle ou autre, et que le calendrier du 46e Président des États-Unis était chargé.

«C'est celui qui le dit qui l’est»

Le 17 mars, Joe Biden a répondu par l’affirmative alors qu'un journaliste lui demandait s'il pensait que Vladimir Poutine était «un tueur». Le Président américain a en outre promis de M.Poutine en paierait «le prix».

«C'est celui qui le dit qui l’est», a rétorqué le chef d’État russe lors d’une interview en ligne, expliquant que c’est ainsi que l’on réagissait aux attaques verbales dans son enfance. Selon M.Poutine, «ce n’est pas juste un proverbe d’enfants et une blague, il y a un sens profond, psychologique. Nous voyons toujours en l’autre nos propres caractéristiques».

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Tags:
Vladimir Poutine, Joe Biden, Dmitri Peskov, guerre froide, États-Unis, Russie
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