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En pleine crise politique et après plusieurs appels à sa démission, le Premier ministre arménien a souligné ce samedi 20 mars qu’il ne quitterait pas le pays, même si le peuple demandait à ce qu’il soit exécuté.

Nikol Pachinian n’est pas d’accord avec l’ex-Président Levon Ter-Petrossian qui a récemment déclaré qu’en cas de démission volontaire, le Premier ministre arménien devait avoir le droit de s’exiler à l’étranger.

«Est-ce que je ressemble à un homme qui peut s’enfuir? Si le peuple décide de me fusiller, je vais me mettre contre le mur docilement. Que personne ne pense que je fuie la décision prise par le peuple», a-t-il déclaré lors de son déplacement dans la région d’Aragatsotn.

Le Premier ministre a également rétorqué qu’au cours de sa carrière, Ter- Petrossian avait «démontré à deux reprises d'excellents exemples d'évasion».

Parlant de la situation politique interne dans le pays, Pachinian a condamné les gens, qui selon lui, veulent «entraîner l'Arménie dans une nouvelle effusion de sang».

«Pendant cinq mois après la guerre au Karabakh, les autorités et le gouvernement sont agressivement attaqués, mais pendant toute cette période, le principal succès des autorités et de la population était d’éviter des affrontements civils», a-t-il ajouté.

Sur le déblocage des communications entre Erevan et Bakou

En outre, le Premier ministre a déclaré que le déblocage des communications entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan prévu par l’accord de cessez-le-feu signé le 9 novembre serait bénéfique pour Erevan et Bakou.

«Le déblocage des communications est bénéfique à la fois pour l'Arménie et pour l'Azerbaïdjan. L'ouverture des routes est bénéfique pour l'Azerbaïdjan, car elle établira une connexion avec le Nakhitchevan, et elle est bénéfique pour l'Arménie, car nous avons besoin d'une liaison ferroviaire fiable avec la Russie et l'Iran. Cela signifie que notre économie peut changer de manière significative », a-t-il souligné.

Crise politique

La crise politique en Arménie, qui a débuté après la fin des hostilités au Haut-Karabakh, s’est exacerbée lorsque Nikol Pachinian a déclaré le 23 février que des systèmes de missiles russes Iskander n’avaient pas explosé ou avaient «explosé à 10%» lors du conflit.

Le premier chef adjoint de l’état-major, Tiran Khatchatrian, avait alors qualifié ces propos de «peu sérieux», ce qui lui a coûté son poste. Le 25 février, le Président l’a limogé sur proposition du Premier ministre qui a voulu en outre renvoyer le chef d’état-major.

Les forces armées ont alors exigé la démission de Nikol Pachinian, tout comme les partis d’opposition qui ont organisé une manifestation devant le Parlement. Le Premier ministre l’a considérée comme une tentative de coup d’État militaire avant d’appeler ses partisans à descendre dans la rue.

Après que le ministère russe de la Défense s’est dit étonné par les propos sur les performances des Iskander, rappelant qu’ils n’avaient même pas été utilisés au Haut-Karabakh, M.Pachinian a reconnu avoir été induit en erreur.

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Tags:
Azerbaïdjan, Haut-Karabakh, crise, Nikol Pachinian, Arménie
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