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Selon des communications interceptées par le renseignement américain, une base militaire située à Washington avait été désignée comme cible éventuelle d’un attentat par les Gardiens de la révolution islamique en représailles contre les États-Unis après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani.

L'Iran a proféré des menaces contre Fort McNair, une base de l'armée américaine à Washington, ainsi que contre un général qui y réside, affirme l’agence Associated Press, se référant à deux haut responsables du renseignement US.

Selon eux, des communications interceptées en janvier dernier prouvent que les Gardiens de la révolution islamique évoquaient à l’encontre de la base des «attaques de type USS Cole», une expression renvoyant à octobre 2000, lorsque le bâtiment de guerre avait été frappé par une embarcation piégée dans le port yéménite d'Aden, faisant 17 morts parmi les marins.

Ces communications font également état de «menaces de tuer» le général Joseph M.Martin, dont la résidence est située dans le Fort McNair, ainsi que de projets pour infiltrer et surveiller la base, selon les responsables qui ont parlé sous couvert de l'anonymat. Il s’agissait essentiellement d’éventuelles options militaires de l’Iran pour venger l'assassinat par les États-Unis du général Qassem Soleimani, en janvier 2020 à Bagdad.

Toujours selon les deux responsables, les chefs militaires iraniens n’étaient pas satisfaits de la réaction de Téhéran à cet assassinat, notamment des résultats de l'attaque aux missiles contre la base aérienne d’Aïn al-Assad en Irak dans les jours qui ont suivi le meurtre de Soleimani.

Le Pentagone, le Conseil de sécurité nationale et la NSA (National Security Agency, responsable de la sécurité des systèmes d'information) n'ont pas répondu ou ont refusé de commenter ces informations lorsqu'ils ont été contactés par Associated Press.

Meurtre et représailles

Les États-Unis ont procédé le 3 janvier 2020 à l’élimination de Qassem Soleimani à Bagdad.

L’Iran a répliqué en effectuant des attaques à la roquette contre une base irakienne abritant des soldats américains. Donald Trump, qui était alors Président des États-Unis, et les dirigeants du Pentagone ont affirmé dans un premier temps que l’attaque n’avait pas fait de blessés. Par la suite, les militaires ont dû avouer qu’il y en avait eu et leur nombre a été revu plusieurs fois à la hausse.

Trois jours de deuil national avaient été décrétés en Iran et l'ayatollah Ali Khamenei avait déclaré qu'une vengeance attendait les responsables de la mort de Soleimani.

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Tags:
États-Unis, Iran, Qassem Soleimani
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