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Annonçant de nouvelles sanctions visant la Russie, le chef de la diplomatie européenne a déclaré que ce pays avait pris une «position de confrontation» à l’égard de l’UE. Pour des responsables russes, c’est Bruxelles qui a opté pour une telle stratégie.

Qualifiant les relations avec la Russie d’«importantes mais difficiles», Josep Borrell, le Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré que Moscou avait pris un «positionnement de confrontation» à l’égard de Bruxelles. Il a fait cette annonce lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union tenue ce 22 mars.

«Il est clair que la Russie a pris une position de confrontation vis-à-vis de l’Union européenne», a-t-il lancé en évoquant les questions liées au respect des droits de l’Homme auxquelles les autorités russes «ont montré leur manque de volonté de faire face».

De nouvelles sanctions

Ce lundi, l’UE a sanctionné 11 individus et quatre entités «responsables de graves violations et abus des droits de l’Homme» dans plusieurs pays, dont la Russie, la Chine, la Corée du Nord et l’Érythrée, précise un communiqué du Conseil de l’UE.

Cette fois-ci, il s’agit de dénoncer «la torture et la répression contre les personnes LGBTI et les opposants politiques en Tchétchénie russe», explique le document.

«La Russie dérive vers un État autoritaire et s'éloigne de l'Europe, et l'Europe doit en tirer les conclusions», a d’ailleurs déclaré M.Borrell au cours de la même conférence de presse.

Cinq principes directeurs

Alors que, une dizaine de jours plus tôt, certains fonctionnaires européens, dont l’ambassadeur de l’UE à Moscou, selon Bloomberg, se prononçaient pour un nouveau «moyen d’avancer» avec la Russie, en optant notamment pour une position moins «centrée sur le conflit en Ukraine», l’annonce de M.Borrell a mis les points sur les i. D’après lui, les principes dont l’UE se sert dans les relations avec son plus grand voisin depuis 2016 restent «toujours d’actualité».

«Les ministres ont reconfirmé que les cinq principes directeurs restent d’actualité, ces principes doivent être la force motrice de nos relations avec la Russie», a-t-il annoncé.

Pour rappel, les cinq principes directeurs dont il est question ont été définis par Federica Mogherini, la prédécesseur de Josep Borrell, en pleine crise liée au conflit en Ukraine. Ils incluent, entre autres, l’application des accords de Minsk, le soutien de la société civile russe et la «coopération sélective» avec la Russie.

Réaction de Moscou

Réagissant aux propos du chef de la diplomatie européenne, le vice-président du Conseil de la fédération russe Konstantin Kossatchev a écrit sur Facebook que c’était bien l’UE elle-même qui avait opté pour la confrontation, et ce depuis déjà quelques années.

«Ce n’est pas Moscou qui a fixé le cap de la confrontation, M.Borrell, c'était justement votre choix», a-t-il écrit en évoquant des démarches «des fonctionnaires et députés européens qui ont, ces dernières années, acculé les relations avec la Russie dans une impasse et qui ont finalement réussi».

«Moscou vivait, vit et continuera de vivre en pleine conformité avec les standards de la civilisation», a poursuivi M.Kossatchev.

Qui plus est, la Russie a à plusieurs reprises souligné qu’il était contre-productif de lui parler en utilisant «le langage des sanctions».

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Tags:
Russie, sanctions, Josep Borrell
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