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L’autoproclamé calife Abou Bakr Al-Baghdadi revendiquait le 29 juin 2014 la domination de Daech* sur une grande partie de la Syrie et de l’Irak. Défait sur le terrain, le groupe terroriste ne représente plus en 2021 de péril stratégique. Le criminologue Xavier Raufer revient sur sa genèse et les manipulations qu’il aurait subies.

«Les fondateurs de l’État islamique* ne sont pas des musulmans fanatiques très pieux. Tout le sommet de la pyramide, c’est-à-dire les 50 individus les plus haut gradés en 2014 et par la suite, sont des officiers supérieurs de l’armée et du renseignement de l’Irak de Saddam Hussein», avance Xavier Raufer, auteur de «À qui profite le djihad» (Éd. du Cerf).

Il évoque le cas notamment de Haji Bakr, anciennement appelé Samir Abd Muhammad al-Khlifawi, décrit comme «l’architecte» de l’organisation terroriste et qui fut colonel des services secrets de l’armée de l’air sous le Président irakien. Pour le criminologue, la dimension islamiste est une «couverture» utilisée par l’État islamique* qui «sent très fort, pue l’opération mercenaires». Ainsi, affirme-t-il, Daech* a pu «être récupéré, sinon influencé». C’est l’objet de son livre, les objectifs des groupes islamistes ne «correspondent pas à ce qui est affiché» et participeraient, tels des proxys, à une guerre indirecte.

Lignes rouges – Jean-Baptiste Mendes reçoit le criminologue Xavier Raufer, auteur de «À qui profite le djihad» aux Éditions du Cerf.

 

*Organisation terroriste interdite en Russie.

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Tags:
Saddam Hussein, attentat, terrorisme, Daech, Irak
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