International
URL courte
Par
5187
S'abonner

Discours positif envers Téhéran, rencontres avec Doha, Ankara et Damas: Riyad semble vouloir transformer ses relations géopolitiques régionales. Ses récents échecs politiques et militaires et l’influence du puissant allié américain pourraient expliquer ce revirement. Mais un repositionnement à long terme est-il réellement possible?

Les contacts politiques et diplomatiques saoudiens se sont multipliés avec ses adversaires régionaux ces dernières semaines: rencontre avec des représentants iraniens et avec Bachar el-Assad, discussions téléphoniques et visite d’officiels turcs, réception de l’émir du Qatar.

Mais si la forme a bien changé, avec notamment un discours moins belliqueux et plus pacifique du Prince héritier Mohammed ben Salmane, qu’en est-il concrètement sur le terrain?

Pierre Berthelot, chercheur associé à l’Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE), professeur de géopolitique et directeur de la revue Orients stratégiques, doute en effet que les discordes et les conflits entre ces puissances rivales ne s’apaisent à long terme. En effet, si l’avènement de Joe Biden à la Maison-Blanche a poussé à ce repositionnement saoudien, l’instabilité politique des États-Unis, un possible changement au Congrès ou une reprise de pouvoir du complexe militaro-industriel américain pourraient mettre fin à cette tentative d’accalmie régionale. D’autant que les intérêts fondamentaux des puissances du Moyen-Orient divergent fondamentalement.

Plus d’informations dans ce nouvel entretien de Lignes Rouges.

Lire aussi:

L'armée russe ouvre le feu pour stopper un destroyer britannique qui a violé sa frontière en mer Noire
Dupond-Moretti «n’a pas jugé utile de signaler» que les bulletins de la gauche étaient absents de son bureau de vote
Ex-ambassadeur de France à Moscou: «Joe Biden a très clairement compris le message du Président russe»
Tags:
Hamas, Jérusalem, Bande de Gaza, Gaza, Israël, Houthis, Qatar, Turquie, Yémen, Iran, Joe Biden, États-Unis, Salmane ben Abdelaziz al-Saoud, Riyad, Arabie Saoudite
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook