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Escalade des tensions entre Israël et Palestine – mai 2021 (70)
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Les organisateurs de la manifestation en soutien aux Palestiniens prévoient de se réunir dans la capitale bien que le tribunal administratif de Paris ait rejeté leur recours. La préfecture de police a prévenu que «participer à une manifestation interdite fait l'objet d'une verbalisation à hauteur de 135 euros».

Les soutiens au peuple palestinien maintiennent leur appel à manifester ce 15 mai à Paris en dépit de l'interdiction des autorités, confirmée par le tribunal administratif, tandis que plusieurs autres rassemblements ou défilés, autorisés, sont prévus à travers la France.

«Parce que nous refusons de taire notre solidarité avec les Palestiniens, et que l'on ne nous empêchera pas de manifester, nous serons présents (au métro) Barbès» samedi «à 15h», a affirmé l'Association des Palestiniens en Ile-de-France, ainsi qu'une petite trentaine d'autres organisations, telles Attac, l'Action Antifasciste Paris-Banlieue, le Nouveau Parti Anticapitaliste.

Les organisateurs prévoient de se rendre ensuite vers la place de la Bastille, a précisé à l'AFP Walid Atallah, l'un des organisateurs.

Risques de «troubles à l'ordre public»

L'interdiction de manifester dans la capitale a été prise le 15 mai au soir par le préfet de police de Paris, Didier Lallement, à la demande du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, en raison de risques de «troubles à l'ordre public». Il a aussi mis en avant le précédent de 2014, lorsqu'une manifestation pro palestinienne à Paris avait dégénéré en violences urbaines.

Saisi en référé-liberté par l'Association des Palestiniens en Ile-de-France, le tribunal administratif a confirmé vendredi cette interdiction.

Ce dernier a estimé que le contexte «tant international qu'intérieur» ne permettait pas «d'estimer que les risques de troubles graves» ne «seraient pas aussi importants voire supérieurs à ceux avérés en 2014», selon la décision.

Le tribunal a aussi jugé que les forces de l'ordre, déjà «fortement mobilisées» dans le cadre de Vigipirate seraient par ailleurs appelées ce week-end à veiller au respect des mesures sanitaires. Il rappelle aussi que 26 autres manifestations sont prévues à Paris ce samedi.

«Dans ces conditions», le préfet de police n'a pas porté «une atteinte grave» à la liberté de manifester, explique la décision, notant toutefois que cette interdiction «circonstanciée» ne pouvait valoir comme interdiction de principe de toutes les manifestations pro palestiniennes.

La préfecture de police de Paris a prévenu sur twitter que «participer à une manifestation interdite fait l'objet d'une verbalisation à hauteur de 135EUR».

«La France est le seul pays démocratique à interdire ces manifestations», ont protesté Me Sefen Guez Guez, Me Dominique Cochain et Me Ouadie Elhamamouchi, avocats de l'Association des palestiniens en Ile-de-Frane, en annonçant faire «appel devant le Conseil d'Etat de ce rejet».

Ce samedi, certaines manifestations ont été interdites, comme à Nice. En revanche, des rassemblements ou des manifestations sont autorisés, à Lyon, Bordeaux, Montpellier, Marseille, Nantes, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Lille, Metz ou Saint-Etienne.

Dossier:
Escalade des tensions entre Israël et Palestine – mai 2021 (70)

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Paris, Palestine, France
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