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Le témoignage de Louis Saillans est précieux. Commando marine durant une dizaine d’années, il se livre dans un rare document, «Chef de guerre» (Éd. Mareuil), dans lequel il dévoile le déroulé de ses opérations. L’une d’elles a très mal tourné, l’embuscade de Tongo Tongo en 2017, avec quatre victimes dans les rangs américains.

«On a retrouvé les soldats américains en état de choc, mais ils sont néanmoins restés extrêmement courageux dans la mesure où ils avaient perdu des camarades. Dans les premières heures, ils ne savaient pas si leur camarade était encore vivant ou non […] L’essentiel de nos opérations a été la recherche des disparus, une ambiance particulièrement éprouvante», confie Louis Saillans, commando marine, auteur de «Chef de guerre» (Éd. Mareuil).

Devoir de réserve oblige, ni la date ni le lieu du guet-apens meurtrier ne sont mentionnés, mais l’on devine aisément les circonstances de cette attaque qui a dévoilé la présence de forces spéciales américaines au Sahel. Il s’agirait de l’embuscade de Tongo Tongo le 4 octobre 2017, à la frontière nigéro-malienne, où quatre bérets verts américains et cinq militaires nigériens sont tombés sous les balles de Daech*. Appelée au secours, la force Barkhane est rapidement intervenue, envoyant deux Mirage 2000 sur les lieux, suivis par des hélicoptères Tigre et Puma chargés d’hommes du GCP (Groupement commando parachutiste) et de commandos marine. Louis Saillans, chef de groupe, en était. Il témoigne pour Sputnik.

Lignes rouges –Jean-Baptiste Mendes reçoit Louis Saillans, commando marine depuis 2011 et auteur de «Chef de guerre» (Éd. Mareuil).

*Organisation terroriste interdite en Russie

 

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Tags:
Tigre (blindé), Daech, opération Barkhane, SEALs, forces spéciales, commandos
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