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Sommet Poutine-Biden à Genève (28)
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Alors que Joe Biden et Vladimir Poutine notent l’aspect positif du sommet bilatéral de Genève, tout comme nombre d’experts, l’issue de cette rencontre pour les États-Unis a été critiquée par Donald Trump qui estime dans une interview à Fox News que Washington n'a rien tiré du sommet contrairement à Moscou.

À la suite du premier sommet bilatéral entre les Présidents Poutine et Biden à Genève le 16 juin, son bilan a été perçu comme positif non seulement par les dirigeants des deux pays mais aussi par des experts.

Lors de sa conférence de presse à la suite de ce sommet, Joe Biden a notamment estimé qu'il existe une «vraie perspective d'améliorer considérablement les relations» avec la Russie. Vladimir Poutine a résumé la chose en affirmant que tous deux «parlaient généralement la même langue».

Dans une interview à une media russe, l'ancien diplomate australien Tony Kevin, auteur du livre Return to Moscow, a qualifié l’issue de ce sommet de «résultat positif pour les deux puissances et pour le monde entier».

Lors d’un entretien au même media, l’ancien diplomate américain Thomas Graham a également considéré cette rencontre comme un «bon début» en termes de tentative d'amélioration des relations entre Moscou et Washington.

Mais le prédécesseur à la Maison-Blanche a fait part de son mécontentement quant à l’issue de ce sommet. Pour Donald Trump, cette rencontre a été un succès pour Moscou, mais pas pour Washington.

«Nous avons donné une très grande scène à la Russie, et nous n'avons rien obtenu. Nous avons abandonné une chose qui était incroyablement précieuse», a déclaré Donald Trump dans une interview à Fox News.

Son attitude à l’égard du Nord Stream 2 fustigée

L'ancien Président a critiqué Joe Biden pour avoir maintenu sa décision d'approuver l'achèvement du gazoduc Nord Stream 2 tout en annulant un projet de pipeline Keystone XL traversant la frontière canado-américaine.

Selon lui, la Russie recevra des profits indus excessifs des ventes de gaz à l'Allemagne tandis que la chancelière Angela Merkel continue de sous-payer ses propres cotisations à l'Otan, dont le solde continuera à être subventionné par les États-Unis.

«Je pense que c'était une bonne journée pour la Russie. Je ne pense pas que nous ayons tiré quoi que ce soit de ça.»

Une relation «incroyable» n’est pas exclue

Toutefois, Donald Trump a affirmé que lui s'était bien entendu avec Vladimir Poutine, tout en étant «plus dur avec la Russie que quiconque d’autre». Il a également admis que les États-Unis «pourraient avoir une relation incroyable avec la Russie».

«Cela pourrait être bénéfique pour les deux pays. Ils ont besoin de l'économie, et nous avons besoin des choses qu'ils ont. Ils ont une terre très précieuse en termes de ressources minérales», a-t-il ajouté.

En outre, Donald Trump organisera un grand rassemblement de ses partisans le 26 juin dans l'Ohio pour la première fois depuis son départ de la Maison-Blanche, indique mardi 15 juin USA Today.

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Sommet Poutine-Biden à Genève (28)

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Russie, États-Unis, Joe Biden, Vladimir Poutine
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