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Alors que Joe Biden a renoncé à sanctionner le projet de gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump s’est saisi du sujet pour s’attaquer à son successeur, sans oublier de critiquer Berlin. L’Allemagne, affirme-t-il, verse des milliards de dollars à Moscou alors que les États-Unis la «défendent» contre la Russie.

Donald Trump continue de critiquer la politique de l’administration Biden, en particulier son refus de sanctionner Nord Stream 2, qui n’entraîne, selon lui, que des conséquences négatives aux États-Unis.

«Biden conduira notre économie à la faillite. Biden a annulé le pipeline américain Keystone XL et ses 48.000 emplois réservés aux travailleurs américains mais a approuvé le gazoduc russe pour l’Europe. Je l’avais arrêté et je leur avais mis des sanctions de haut en bas. Et j’avais de bonnes relations avec Poutine», a-t-il déclaré le 26 juin devant ses sympathisants lors d’un meeting dans l’Ohio.

«Joe Biden détruit notre pays sous nos yeux», a-t-il martelé tout en invoquant la hausse de la délinquance, du trafic de stupéfiants et de l’immigration illégale.

Les pays qui «humilient» les USA

Abordant la politique extérieure, Trump a invoqué le retour à l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, et la réintégration de Washington dans l’accord de Paris sur le climat.

«Il met l’Amérique à la dernière place, alors que nous la mettons à la première», a-t-il lancé avant de renchérir: «La Chine, la Russie et l’Iran humilient notre pays».

L’ex-Président a exprimé son incompréhension sur l’attitude de l’Allemagne «qui paie à Moscou des milliards de dollars pour le gazoduc» alors que les États-Unis la «défendent» contre la Russie.

«J’ai dit à Angela [Merkel, ndlr]… elle me plaît, on s’entend bien, mais elle est rude et intelligente. J’ai dit: "Angela, nous vous défendons du pays auquel vous donnez des milliards. Comment cela fonctionne, Angela? Elle a souri tout simplement. Elle sait!».

Trump a estimé que la Russie recevait des profits excessifs des ventes de gaz à l'Allemagne tandis que cette dernière continuait de sous-payer ses propres cotisations à l'Otan, dont le solde continuera à être subventionné par les États-Unis.

Ces déclarations interviennent alors que les producteurs nord-américains de gaz naturel liquéfié cherchent des débouchés et que la mise en place du pipeline russe risque d’en entraver les ventes.

Au profit des relations américano-allemandes

En renonçant à sanctionner les principaux acteurs du projet, Joe Biden a qualifiées ces mesures de «contre-productives». Il a estimé que les restrictions pourraient porter atteinte aux relations entre les États-Unis et l’Europe, notamment avec l’Allemagne. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a plus tard noté que Berlin «a investi des sommes énormes» dans la construction du gazoduc dont l’achèvement des travaux est «un fait accompli».

Par ailleurs, Bloomberg a évoqué les discussions autour d’un accord entre Washington et Berlin pour entraver les futurs gains géopolitiques dont la Russie pourrait bénéficier dès la mise en service, ainsi que pour compenser les pertes de l’Ukraine, pays fermement opposé au Nord Stream 2.

Achevé à plus de 90%, le pipeline sera composé de deux conduites d'une capacité totale de 55 milliards de mètres cubes par an, s’étirant à partir de la côte russe jusqu’à l'Allemagne en passant par le fond de la mer Baltique.

Son opérateur a annoncé le 10 juin que la construction de la partie maritime de la première conduite était achevée et qu’il s’occuperait maintenant de la «remplir de gaz».

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Tags:
sanctions, États-Unis, Allemagne, Nord Stream 2, Donald Trump
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