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À l’occasion des élections allemandes le 26 septembre, Angela Merkel tirera sa révérence après quinze ans de pouvoir. Une période où les déséquilibres économiques se sont creusés entre Paris et Berlin. Édouard Husson, spécialiste de l’histoire de l’Allemagne et de l’Europe, confie ses craintes à Sputnik.

«Profond déséquilibre», «surendettement», la France «maillon faible» du partenariat franco-allemand… Spécialiste de l’histoire de l’Allemagne et de l’Europe, Édouard Husson ne mâche pas ses mots pour dénoncer l’affaiblissement de Paris vis-à-vis de Berlin. Et la politique économique du «quoi qu'il en coûte» d’Emmanuel Macron durant la crise sanitaire qui aura englouti plus de 200 milliards d’euros ne risque pas de l’inciter à revoir son jugement. En 2021, la dette publique française s’élevait à 2.739,2 milliards d’euros, soit 118,2% du PIB, contre seulement 69% outre-Rhin. À l’approche des élections allemandes du 26 septembre, l’universitaire ne cache pas ses inquiétudes à long terme face à cette disproportion:

«Ce que je crains beaucoup, c’est une tolérance allemande vis-à-vis des écarts français en échange de notre souveraineté. Par exemple, l’idée d’un partage du siège permanent au Conseil de sécurité. Je pense que Macron y est prêt et ça a déjà été évoqué extrêmement souvent. Je suis très inquiet sur ce point. Les Allemands demanderont d’abord un siège pour l’Union européenne […] puis les Allemands se tourneront vers la France en lui proposant de partager le siège. Macron est suffisamment peu soucieux des intérêts français pour entrer dans ce jeu-là.»

Lignes rouges –Jean-Baptiste Mendes reçoit Édouard Husson, spécialiste de l’histoire de l’Allemagne et de l’Europe, professeur à l’université de Cergy-Pontoise et auteur de «Paris-Berlin, la survie de l’Europe» (Éd. Gallimard).

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Tags:
Allemagne, Angela Merkel, Emmanuel Macron, Conseil de sécurité de l'Onu, dette publique
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