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Alors qu’Emmanuel Macron et les représentants du Kurdistan syrien ont réaffirmé à Paris leur engagement à poursuivre la lutte contre Daech*, Ankara a protesté, jugeant que leur branche politique est liée aux terroristes du PKK.

Le maintien des contacts avec le Kurdistan syrien par le Président français a été fustigé par Ankara. En rencontrant à Paris des représentants, Emmanuel Macron a assuré poursuivre le combat contre Daech* en Syrie et son action humanitaire consacrée aux Kurdes syriens.

Selon la Turquie, le Conseil démocratique syrien, dont des membres ont été accueillis le 19 juillet à l’Élysée, est une branche armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) considéré comme terroriste par une grande partie de la communauté internationale dont l’UE, l’Otan, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, la Turquie, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

«Les liens maintenus par la France, au mépris de nos appels, avec cette organisation séparatiste terroriste et ses branches, portent atteinte aux tentatives d’assurer la sécurité nationale de la Turquie, l’union politique et l’intégrité territoriale de la Syrie, ainsi qu’à établir la stabilité dans la région», a martelé le porte-parole de la diplomatie turque Tanju Bilgic dans un communiqué.

Par ailleurs, «le soutien de la France pour la reconnaissance de l’administration autonome kurde par la communauté internationale» fait l’objet de pourparlers, a fait savoir auprès de l’AFP l’un des responsables présents le 19 juillet à l’Élysée, Berivan Khaled.

La nécessité de travailler davantage sur la stabilisation politique du Nord-Est syrien et une gouvernance inclusive a également été mise en valeur.

Lutter contre Daech*

Le Président français a salué la lutte de ces combattants contre Daech* tout en assurant son intention de poursuivre la bataille «contre le terrorisme aux côtés des Forces démocratiques syriennes».

Enfin, il a annoncé continuer à octroyer des aides humanitaires aux Kurdes du nord-est «où plus de 100 millions d’euros ont déjà été engagés par la France depuis la reprise de Raqqa» en 2017, l’ancienne capitale de Daech*.

De son côté, le ministère turc des Affaires étrangères a réitéré ses avertissements à la communauté française et internationale sur les crimes attribués par Ankara au PKK, dont des violences à l’encontre de participants à des manifestations pacifiques de jeunes ayant refusé d’adhérer au parti, le pilonnage d’installations publiques comme l’hôpital d’Afrine ayant fait au moins 13 morts et plusieurs dizaines de blessés.

«Nous réitérons que la Turquie poursuivra avec détermination sa lutte contre cette organisation terroriste et ses branches partout dans le monde», conclut le porte-parole.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
Kurdes, Syrie, Turquie, Emmanuel Macron, Daech
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