International
URL courte
Par
Affaire d'espionnage Pegasus (14)
13715
S'abonner

Le parquet général marocain a déclaré mercredi qu'il allait enquêter sur ce qu'il a décrit comme des "accusations infondées" selon lesquelles le Maroc a utilisé le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO à des fins d'espionnage, a rapporté la presse officielle.

D'après Le Monde et Radio France, qui ont mené avec d'autres organes de presse à travers le monde une enquête appuyée par des documents fournis par Amnesty International, les services de renseignement marocains ont notamment ciblé en 2019 le président français Emmanuel Macron et son Premier ministre de l'époque, Edouard Philippe, en vue d'une surveillance de leurs téléphones en utilisant Pegasus.

La justice française a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête suite à ces révélations.

On ne sait pas dans l'immédiat si Emmanuel Macron et l'ancien chef du gouvernement français ont effectivement été espionnés.

Dans un communiqué relayé mercredi par l'agence de presse MAP, le parquet général marocain estime que les informations de presse incluent "de graves accusations et allégations" qui "nuisent aux plus hauts intérêts du royaume".

Plus tôt dans la journée, le gouvernement marocain a accusé les médias d'"attaques haineuses" pour le traitement du dossier Pegasus, avec l'objectif selon lui de mettre Rabat "sous leur contrôle", et a demandé des preuves matérielles pour étayer les accusations à son encontre.

NSO a rejeté dimanche les accusations le visant, assurant que son logiciel était destiné seulement aux agences gouvernementales afin de les aider à lutter contre la criminalité et le terrorisme.

Dossier:
Affaire d'espionnage Pegasus (14)

Lire aussi:

Espagne, Allemagne, France… Rabat est-il en train de se mettre toute l’Europe à dos?
Frégates FREMM: touché-coulé de Fincantieri sur Naval Group au Maroc?
Un système de DCA russe détruit l’ensemble des missiles israéliens ayant visé une ville syrienne
Tags:
accusations, logiciel, espionnage, Maroc
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook