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Offensive des talibans après le retrait US d’Afghanistan (86)
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Alors que le retrait militaire américain sera effectif d’ici septembre, Washington a mis en garde les talibans* contre la prise de pouvoir en Afghanistan. Et ce, sur fond de frappes aériennes américaines dans la province de Kandahar.

Récemment pointé de doigt par Moscou pour des connexions avec Daech* dans le nord du pays, Washington continue de son côté de mettre en garde les talibans* afghans. Si la marche de ces derniers vers le pouvoir est couronnée de succès, l’Afghanistan deviendra un «État voyou», a notamment affirmé le secrétaire d'État américain Antony Blinken sur MSNBC.

«Si cela se produit, l'Afghanistan deviendra un État voyou. Il ne recevra pas l'aide qu'il recherche et dont les talibans* disent avoir besoin... Il ne recevra pas le soutien de la communauté internationale, qui, selon leurs déclarations, est nécessaire», a ainsi déclaré le haut responsable.

Antony Blinken a ajouté que les États-Unis étaient «profondément préoccupés» par une possible prise de pouvoir par la force des talibans*. Des propos moins optimistes que ceux de Joe Biden, lequel avait déclaré début juillet que la probabilité d’une invasion complète du pays était «très faible». Le secrétaire d’État a par ailleurs admis qu’il ne voyait pas de «solution militaire à ce conflit qui dure depuis 40 ans».

Alors que le retrait militaire américain doit se terminer début septembre, Antony Blinken a cependant affirmé que Washington «garderait un œil» sur une possible résurgence du terrorisme en Afghanistan et se tiendrait prêt à «prendre des mesures» le cas échéant. Quant à savoir si ces mesures prendraient la forme de frappes aériennes ou d’un retour des troupes au sol, Antony Blinken a laissé planer le doute.

Nouvelles frappes dans le sud

Il a justement été question de frappes aériennes américaines ces derniers jours, dans le sud du pays. Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a en effet confirmé que des tirs avaient été effectués pour soutenir les forces de sécurité afghanes. Les talibans* ont pour leur part condamné des «attaques barbares», en violation des accords de Doha, où s’étaient tenues plusieurs séries de pourparlers entre le gouvernement afghan, Washington et les djihadistes.

Dans un communiqué, le groupe radical a précisé que plusieurs morts de civils et militaires étaient à déplorer, après ces tirs sur les provinces de Kandahar et d'Helmand. Les talibans* n’ont pas écarté l’idée de représailles, déclarant que ces frappes «auraient des conséquences».

Depuis plusieurs semaines, l’affrontement entre les forces gouvernementales et les talibans* semble tourner à l’avantage de ces derniers. Le groupe radical avait affirmé mi-juillet contrôler 85% du territoire et avoir la main sur d’importants postes-frontières avec l’Iran.

L’instabilité politique fait craindre aux observateurs des vagues migratoires vers l’Europe, même si aujourd’hui l’Iran et le Pakistan accueillent près de 90% des Afghans déplacés, soit plus de deux millions de réfugiés enregistrés.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
Afghanistan, talibans, frappe aérienne, Kandahar, États-Unis
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