International
URL courte
Par
474728
S'abonner

Après avoir proposé à la Turquie un avion pour éteindre les incendies sans précédent qui impactent plusieurs dizaines de ses provinces, la France est-elle revenue sur sa proposition? La sécurité civile dit attendre un «retour de la Turquie», laquelle estime que les aéronefs ne conviennent pas.

Tandis qu’une série de provinces turques font face à des incendies ayant fait plusieurs centaines de blessés, la France compte parmi les pays qui ont proposé de fournir des moyens pour maîtriser le feu. Cependant, le 3 août, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a fait savoir que l’Hexagone avait annulé son offre.

«Ils ont appelé notre ambassadeur en disant qu’ils ne pouvaient pas envoyer d’avion parce qu’il pourrait y avoir un incendie dans une région espagnole. Ils ont donc retiré leur offre», a assuré le chef de la diplomatie dans une interview accordée au journal Yeni Safak.

Sollicité par Sputnik à ce sujet, le ministère français des Affaires étrangères n’a pas encore apporté de réponse.

Pour sa part, la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) nous a précisé que dans le cas de la Turquie, «on pourrait envoyer des moyens dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne».

«Pour l’instant, nous avons répondu à des demandes que la Turquie a pu faire, qui ont été soit acceptées, soit refusées en fonction des besoins. Nous, pour l’instant, nous attendons le retour de la Turquie. Les demandes sont dans l’attente, je n’ai pas la confirmation pour le moment, on l’aura probablement dans la journée», a précisé à Sputnik le service de presse de l’institution ce 5 août vers midi.

D’autres pays envoient des avions

Interrogé à ce sujet par la Radio-télévision de Turquie (TRT), le directeur général adjoint chargé des Forêts, Mustafa Ozkaya, a avancé une autre explication. Selon lui, la Croatie, l’Espagne, la France et la Roumanie ont bien proposé d’envoyer des avions.

«Cependant, ceux de la Roumanie et de la France ne conviennent pas, c’est pour cela qu’ils ne sont pas arrivés. En contrepartie, nous avons reçu trois avions amphibies, dont un de Croatie et deux d’Espagne», a-t-il ajouté.

En effet, la Commission européenne avait plus tôt déclaré que la Turquie avait «déclenché le mécanisme de protection civile de l'UE».

«Nous sommes solidaires de la Turquie en cette période difficile et sommes prêts à lui accorder une assistance supplémentaire», a indiqué la Commission le 2 août.

Elle a par ailleurs confirmé avoir déjà mobilisé un Canadair en provenance de Croatie et deux en provenance d’Espagne.

À ce titre, M.Ozkaya a tenu à souligner qu’il ne s’agissait pas d’une aide, mais d’un soutien:

«Un soutien est accordé aux pays qui en ont besoin. Ce n’est pas de l'aide. Nous utilisons notre propre droit quand il le faut. Nous n'appelons pas cela de l'aide. Cela s'appelle du soutien parce que nous voulons ce qui nous appartient de droit.»

Le Président turc a remercié ses homologues russe, azerbaïdjanais, iranien, croate, ukrainien, le Premier ministre espagnol et l’émir qatari pour avoir fait preuve de solidarité et avoir épaulé son pays.

Lire aussi:

Quand la CIA s’associe à l’Ukraine pour générer des fake news sur les «mercenaires russes»
Les chômeurs non vaccinés privés d’allocations en Autriche
La maison d’édition Nawa bientôt dissoute par Gérald Darmanin
Tags:
Turquie, France, Mevlut Cavusoglu, incendie, Union européenne (UE)
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook