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Le Président français, en visite en Irak ce week-end, a formulé son soutien au gouvernement de Bagdad et l’a assuré que le pays pourrait compter sur Paris «quels que soient les choix» de Washington qui, lui, a décidé de cesser d’ici la fin de l’année sa mission de combat en Irak.

En déplacement à Bagdad, où il a été accueilli par le Président et le Premier ministre irakiens, Barham Salih et Moustafa al-Kazimi, Emmanuel Macron a participé à une conférence régionale. Lors d’une prise de parole, il a indiqué que la France resterait présente aux côtés de l'armée irakienne dans la guerre contre le terrorisme.

«Nous continuons de rester engagés parce que si nous avons défait le califat territorial, la bataille contre le terrorisme islamiste n’est pas terminée», a-t-il déclaré.

Il a souligné que la France resterait «aussi longtemps» que le gouvernement irakien le souhaiterait et que la sécurité de l’Irak en dépendrait.

«Et ceci, quels que soient les choix de nos alliés», a-t-il ajouté, évoquant la prochaine fin de la mission de combat des troupes américaines dans le pays.

Emmanuel Macron a souligné que la France restait «pour renforcer la stabilité de l'Irak» qui passe avant tout par la poursuite de la lutte contre Daech*.

«Nous savons tous qu’il ne faut pas baisser la garde, car Daech* demeure une menace», a-t-il noté.

À Mossoul

Ce 29 août, Emmanuel Macron a poursuivi son voyage en Irak par la visite de plusieurs sites à Mossoul, ville dévastée par les forces de Daech*.

La mosquée de Mossoul «dit tout de ce qu’est Daech*. En effet, le califat territorial a été décrété ici, dans ce lieu qui ensuite a été littéralement saccagé par eux-mêmes [les membres de Daech*, ndlr]. D’abord, ils ont enlevé toutes les traces de décorations, un art et une culture séculaires, islamiques. Ils ont ensuite, quand le califat a été progressivement défait, à l’été 2017, décidé d’eux-mêmes de détruire cette mosquée. Ils l’ont détruite pour que d’autres n’y viennent pas», a-t-il déclaré.

Pour le Président, «ça montre aussi une chose qui est importante pour l’ensemble des musulmans du monde entier et pour nous tous: c’est que Daech* est un projet de mort et d’obscurantisme, c’est un projet terroriste qui est fait au nom de l’islam, mais qui n’est pas l’islam».

L’opération Chammal

Dans un rapport présenté en avril dernier, le ministère des Armées précise que Chammal a été engagée en 2014 sur demande du gouvernement irakien et représentait le volet français de l’opération interalliée Inherent Resolve. Elle repose actuellement sur le pilier «appui» pour soutenir les troupes engagées au sol, et le pilier «formation» au profit des forces de sécurité nationale irakiennes.

Le rapport précise qu’en «moyenne, ce sont près de 600 militaires français des trois armées et services» qui sont déployés dans le cadre de l’opération.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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France, Irak, Emmanuel Macron, conférence
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