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En réagissant aux propos du Président sud-coréen qui a qualifié de «provocation» les essais de missiles de la Corée du Nord, la sœur de Kim Jong-un a rétorqué que son pays ne menait que «des activités normales et de défense».

La Corée du Nord ne fait pas de «provocation» en testant des missiles, mais s'acquitte des objectifs clés du plan de défense, selon les dires de la sœur du dirigeant nord-coréen Kim Yo-jong, informe l’Agence centrale de presse coréenne (KCNA) ce 15 septembre.

La Corée du Sud a également testé avec succès des missiles balistiques pour les sous-marins. Le Président Moon Jae-in qui a assisté aux essais a déclaré que le nouveau missile sud-coréen serait un outil de dissuasion pour les «provocations» nord-coréennes, et que la République de Corée continuerait à développer les capacités de missiles pour contrer la Corée du Nord. Ce passage a été pris négativement pas la sœur du dirigeant nord-coréen.

«Nous ne visons personne et nous ne choisissons pas un moment pour provoquer, comme le suggère actuellement la Corée du Sud. Nous menons des activités normales et de défense pour mettre en œuvre la mission principale du plan quinquennale de développement des armements et du développement scientifique et de la défense», a-t-elle lancé, commentant les propos du Président sud-coréen.

Elle a tenu à préciser que ce plan n'était «pas différent» du plan de défense à moyen terme de la Corée du Sud.

De plus, elle a mis en garde contre une détérioration des relations entre les deux pays si Moon Jae-in continue de diffamer, selon elle, la Corée du Nord.

«Si le Président [Moon Jae-in, ndlr] s'associe à la diffamation, cela provoquera inévitablement des oppositions qui mèneront à la destruction totale des relations entre la Corée du Nord et la République de Corée», a lancé la sœur de Kim Jong-un.

L’Onu convoque une réunion d’urgence demandée par la France et l’Estonie

Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l'Onu doit se tenir ce mercredi 15 septembre en fin de journée, fait savoir l’AFP. Elle sera portée sur les derniers développements dans la péninsule coréenne où des tirs de missiles balistiques se sont produits.

Cette réunion «a été demandée par la France et l'Estonie», a précisé à l'AFP l'une de ces sources. La réunion se tiendra à huis clos et de manière informelle, selon les sources diplomatiques.

Les essais des deux Corées

Pour rappel, la Corée du Nord a tiré le 15 septembre un projectile non identifié vers la mer, selon l'armée sud-coréenne, deux jours après l'annonce par Pyongyang de tirs d'essai réussis d'un nouveau «missile de croisière longue portée».

Cette information intervient après l'annonce par la KCNA de tirs d'essai d'un nouveau missile de croisière longue portée au cours du week-end, évoquant des «armes stratégiques de grande importance».

Les missiles tirés ce week-end ont parcouru 1.500 kilomètres sur deux heures, traçant des huit au-dessus de la Corée du Nord et de ses eaux territoriales pour atteindre leurs cibles.

Auparavant, la Corée du Sud a procédé à des essais de missiles mer-sol balistiques stratégiques (MSBS), selon les informations rapportées le 7 septembre par l'agence de presse Yonhap, devenant ainsi le premier pays ne possédant pas l'arme nucléaire à développer une telle capacité. Pour sa part, le ministère sud-coréen de la Défense nationale a refusé de donner les détails concernant leurs capacités pour des raisons de sécurité.

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Tags:
missile, Corée du Sud, Corée du Nord, nucléaire coréen, Péninsule de Corée, politique, défense
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