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Les liens économiques entre la Belgique et la Russie ayant les traditions de longue date se développent malgré les sanctions et la crise économique, dit le directeur général de la Chambre de Commerce belgo-luxembourgeoise pour la Russie et la Biélorussie Arkadi Arianoff.

Arkadi Arianoff: La Chambre de Commerce que je préside à Moscou vient de fêter son premier anniversaire. Donc, les activités sont encore tout de récentes en Russie. Je vous parle de la Chambre de Commerce que je dirige en Belgique et qui existe depuis 41 ans. Les activités se sont un peu réduites suite à la crise, aux différentes sanctions, à l'embargo et à cause un préjudice assez important pour les petites et moyennes entreprises belges, mais aussi pour la population russe, qui a vu les prix alimentaires montés en flèche ces derniers temps. Plusieurs entreprises ont dû réduire leurs activités, freiner leurs activités aussi, et certaines usines, tant dans la construction que dans l'automobile, ferment une partie de leurs activités. C'est un résultat assez navrant. Néanmoins les activités de la Belgique vers la Russie restent assez importantes, puisque nous avons vu trois contrats assez importantes signés sur ce début d'année. Le premier c'est la liaison trois fois par semaine en vol direct par la compagnie belge Brussels Airlines vers Saint-Pétersbourg. Le deuxième grand contrat concerne très important contrat de conduite gazière vers la Belgique, qui a été signé par contrat de 20 ans par la société Fluxys avec Yamal. Nous avons aussi la signature finale du contrat de la société FIB, qui se situe en Wallonie. C'est un très gros contrat de fourniture avec Ural Métalprogress Combinat à Magnitogorsk. Cette ouverture permet la fabrication des feuillards et ouvre le marché russe à cette société.

Les perspectives ne sont pas négatives et les premiers échos que l'on entend à la Communauté Européenne ont une tendance à lever le pied pour les sanctions. Seulement quelques pays actuellement sont assez négatifs ou reçoivent la pression américaine à ce sujet.

Sputnik: Il y a quelques sociétés belges dont la production est en Russie. Elles continuent leurs activités.

Arkadi Arianoff: Oui, bien sûr. Il y a par exemple la société Lhoist qui est en train de construire une usine de production dans la région de Sverdlovsk et qui a ouvert leur bureau. Près de 40 entreprises belges produisent en Russie dans différents domaines, comme celui de la construction, la chimie et la métallurgie.

Sputnik: Et la chambre, planifie-t-elle quelques missions économiques des entrepreneurs belges en Russie pour cette année?

Arkadi Arianoff: Oui, il y a des projets, notamment la participation à l'Inoprom à Ekaterinbourg début juillet. Il y a une précision, mais à confirmer encore sur Samara, et nous envisageons éventuellement pour l'année prochaine une mission beaucoup plus lointaine à Khabarovsk. Nous participons bien sûr au Forum d'investissements de Saint-Pétersbourg à la fin juin. Ici nous poursuivons les activités de formation et de mise au courant de la législation, des droits douaniers et des sertifications en Russie, que nous faisons pour les entreprises belges qui souhaitent s'investir ou vendre en Russie.

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sanctions, Belgique, Russie
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