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    Metro Exodus: une Russie post-apocalyptique toujours aussi effrayante

    © capture d'écran: YouTube/Sputnik
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    Mike Beuve
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    Sputnik a rencontré Huw Beynon, Brand manager de Deep Silver, éditeur de la série de jeux vidéo Metro, lors de la Paris Games Week 2018. Et pour cause, en février 2019, sort Metro Exodus, troisième volet de la saga Metro, tiré du roman «Metro 2035» de Dmitri Gloukhovski qui se déroule dans une Russie post-apocalyptique. Entretien.

    Russie 2036, vingt-trois années après la guerre nucléaire qui a frappé le monde. Une partie des survivants qui avaient pris leur quartier dans les tunnels moscovite décident de remonter à la surface pour chercher une nouvelle vie à l'Est du pays. Pour ce faire, la bande d'Artyom entreprend un voyage transcontinental à travers la Russie, notamment à bord de l'Aurora, une énorme locomotive à vapeur.

    Les connaisseurs auront bien entendu reconnu l'univers de la série de jeux Metro. Après les deux premiers opus, Metro 2033 (2010) et Metro: Last light (2013), Metro Exodus sortira en 2019. Développé par 4A Games et édité par Deep Silver, Metro Exodus continue de s'appuyer sur les romans post-apocalyptiques de Dmitri Gloukhovski comme nous l'explique Huw Beynon, Brand manager chez Deep Silver.

    «Nous avons travaillé en étroite collaboration avec Dmitri Gloukhovski, l'auteur des romans qui a inspiré les jeux […] Concernant Metro Exodus, l'idée de l'histoire vient du studio, nous l'avons raconté à Dmitri et demandé ce qu'il pensait de celle-ci pour continuer les aventures d'Artyom. Il a adoré l'idée.»

    Pour ce nouvel opus, Metro Exodus fait le pari de mettre le joueur sous-tension en alternant le jeu d'horreur et le FPS [jeu de tir à la première personne, ndlr]. «On peut donc avoir des combats directs et intenses avec des mutants, plus stratégiques contre des humains. Il y a aussi d'excellentes techniques infiltrations. C'est un mélange de gameplay différents.»

    «On aime conserver de la variété pour ne pas répéter toujours la même chose. Vous pouvez aller d'un combat d'une grande intensité, ou d'une exploration stressante avec une bonne dose d'horreur» explique Huw Beynon.

    Du côté des caractéristiques, Metro Exodus sera un des rares jeux à utiliser le Ray tracing, grâce aux nouvelles cartes GeForce RTX 2070, RTX 2080 et RTX 2080 Ti développées par Nvidia. Néanmoins, comme le souligne Huw Beynon «sans utiliser le Ray tracing, le jeu aurait été fantastique, car les développeurs sont habitués à trouver des alternatives intelligentes pour créer des scènes qui semblent réalistes.»

    Si les studios de développement calibrent, très souvent, les jeux pour les consoles «next gen» comme la Xbox one X et PS4 Pro, selon Huw Beynon, les consoles basiques ne seront pas en reste grâce au 4A Engine créé en interne par le studio.

    «Le 4A Engine est très flexible et peut s'adapter à tous les niveaux de performances. Le jeu tourne bien sur les ordinateurs les moins puissants et les consoles de base. En revanche, il va utiliser toute la puissance de la XBox One X et PS4 Pro. En effet, sur Xbox one X, il sera en 4K native.»

    Et de conclure,

    «Pour les PC les plus avancés qui possèdent les dernières cartes graphiques, on peut ajouter différentes techniques et pousser le matériel à ses limites. L'idée est que peu importe la console ou le PC que tu as, ça sera un très joli jeu.»

     

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