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Les tensions montent en Côte d’Ivoire à mesure que le scrutin présidentiel approche. Pour Jean-Claude Félix Tchicaya, spécialiste de l’Afrique à l’IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe), la situation est explosive. Entretien.

Alors que son scrutin présidentiel est maintenu au 31 octobre, la Côte d’Ivoire est plus que jamais plongée dans une violente crise préélectorale, ponctuée d’affrontements intercommunautaires, du boycott du scrutin et de la désobéissance civile de l’opposition.

Difficile alors de ne pas évoquer le fantôme de la crise électorale 2010-2011, qui avait causé 3.000 morts: «tout le monde espère qu’il n’y aura pas de guerre civile», considère Jean-Claude Félix Tchicaya, spécialiste de l’Afrique à l’IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe).

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Malgré le bilan économique positif d’Alassane Ouattara, le chercheur estime que «la réconciliation n’est pas aboutie» et ne mâche pas ses mots pour décrire l’éventualité d’un troisième mandat du Président sortant:

«Invoquer une raison majeure n’est pas dans la Constitution ivoirienne et ne permet pas à M. Ouattara ou à quelqu’un d’autre en tout cas en Côte d’Ivoire de flouer le droit et de se représenter. Surtout que l’appel est accompagné d’une raison quasi mystique du peuple, sorti majoritairement pour lui demander de rester. Même si cela avait été le cas, la loi reste la loi.»

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Tags:
Guinée-Conakry, élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, Henri Konan Bédié, Emmanuel Macron, Côte d'Ivoire, Alpha Condé, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara
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