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Les fonds qui seront alloués au Sahara occidental par les États-Unis, dans le cadre de leur politique d’aide au développement, passeront par Rabat, selon un expert du think-tank américain Institute for Peace. Dans une déclaration à l’agence marocaine MAP, le spécialiste a indiqué que la loi de finances US promulguée vendredi le confirme.

Les dispositions de la loi de finances américaine concernant les aides au Sahara occidental renforcent la souveraineté du royaume chérifien sur ce territoire, a déclaré Thomas Hill, expert de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du nord (MENA) au think-tank américain Institute for Peace (USIP). S'exprimant dans un entretien avec l'agence de presse officielle marocaine (MAP), le spécialiste a indiqué que le texte de loi promulgué, le vendredi 15 février par Donald Trump, consacre, sous son titre III, Rabat comme unique interlocuteur concernant ce dossier.

Les aides financières au développement allouées au Sahara occidental, dans le cadre de la loi de finances américaine, doivent être exécutées «à travers et avec la permission» du Maroc, a déclaré l'expert. «Il s'agit d'une reconnaissance que les programmes de développement dans la région du Sahara [occidental, ndlr] doivent être exécutés à travers et avec la permission du gouvernement du Maroc», a-t-il encore précisé.

Tout en indiquant que l'Agence américaine pour le développement international (USAID) «fait déjà la promotion de programmes à Laâyoune et ses environs [sur le territoire du Sahara occidental, ndlr]», M.Hill a mis en avant l'importance qu'accorde Washington à l'intégrité territoriale du Maroc et sa stabilité.

«La stabilité du Maroc constitue un atout incontournable pour les États-Unis et les pays européens alliés, au moment où ils font face aux problèmes de la migration, du crime trans-frontalier, au trafic de tous genres, ainsi qu'à l'instabilité dans la région du Sahel notamment», a-t-il affirmé en soutenant que «le Maroc est et continue d'être cet allié très fiable des États-Unis en Afrique du nord».

Dans un communiqué rendu public le vendredi 15 février, le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que «les pouvoirs exécutif et législatif américains, incarnés respectivement par le Président et les deux chambres du Congrès, s'accordent à considérer la région du Sahara comme partie intégrante du Maroc et à la faire bénéficier des fonds de coopération au même titre que toutes les autres régions du Royaume». «Ce développement au niveau des États-Unis intervient quelques jours après l'adoption par l'Union européenne des accords agricole et de pêche qui s'appliquent à l'ensemble du territoire national, y compris le Sahara marocain», note le ministère.

Auparavant, le 29 juin 2018, en visite à Rabat, John Sullivan, secrétaire d'État américain adjoint, s'est clairement prononcé en faveur du plan d'autonomie marocain. «C'est un plan sérieux, réaliste et crédible, capable de satisfaire les aspirations de la population du Sahara occidental», a déclaré le diplomate américain lors d'un point de presse conjoint avec Nasser Bourita, selon l'AFP.

«Nous soutenons le processus diplomatique de l'Onu et les efforts pour trouver une solution politique mutuellement acceptable au conflit qui apporte l'autodétermination au peuple du Sahara occidental», a affirmé le responsable américain, en précisant que «le plus important est notre dialogue avec le gouvernement marocain et notre soutien à ce que nous considérons comme un plan sérieux et réaliste», toujours selon l'AFP.

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Tags:
programme d'aide, finances, souveraineté, Nasser Bourita, John J. Sullivan, Sahara occidental, Maroc, États-Unis
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