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    Un chanteur marocain: «un homme qui ne frappe pas sa femme n’est pas un homme» - vidéo

    © Sputnik . Grigori Syssoiev
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    Sur un plateau de télévision, le chanteur marocain Adil El Miloudi a fait l’apologie de la violence contre les femmes, provoquant ainsi l’ire des internautes.

    Lors d’un passage dans l’émission Kotbi Night, sur la chaîne Chada TV, présentée par l’animateur Imad Kotbi, le chanteur populaire marocain Adil El Miloudi a fait parler de lui en se déclarant publiquement en faveur de la violence conjugale contre les femmes. Ses propos ont déclenché un nouveau tollé d’indignation dans le pays et sur les réseaux sociaux, phénomène dont il est déjà coutumier.

    Le chanteur a affirmé qu’«un homme qui ne frappe pas sa femme n’est pas un homme». Et d’ajouter qu’«un jour j’ai tabassé ma femme en Espagne, ils m’ont mis en garde à vue avant de me relâcher». «Tout homme doit prendre soin de sa femme, et puis la frapper, la tuer, ... ce sont ses affaires», a-t-il indiqué.

    Alors que les autorités marocaines et les associations de défense des droits de l’Homme essayent de faire progresser la société sur cette question en créant un cadre juridique pour la protection des droits des femmes, les propos de l’artiste ont déclenché une vague d’indignation.

    Sur les réseaux sociaux, des voix se sont élevées pour appeler à son interdiction sur les radios et l chaînes de télévision nationales, suggérant également aux Marocains de ne plus jamais faire appel à ses services dans leurs fêtes familiales, comme les mariages.

    ​Adil El Miloudi a plusieurs fois auparavant choqué l’opinion publique marocaine avec ses déclarations misogynes. En juillet 2015, il a violemment attaqué l’actrice Loubna Abidar après la sortie de son film Much Loved, à travers sa chanson Kifach houma mahadrouch? (Pourquoi ils n’ont pas parlé?). En mars 2018, il a également soutenu publiquement le chanteur Saad Lamjarred, alors qu’il était mis en examen pour viol.

    Dans une déclaration à la presse, Bassima Hakkaoui, ministre de la Famille, de la Solidarité, de l’Égalité et du Développement social, a affirmé que la violence à l’égard des femmes est toujours répandue dans le pays en dépit de tous les efforts déployés pour l’éradiquer. Elle a précisé que 93,4% des femmes violentées ne portaient pas plainte contre leur agresseur.

    Tags:
    Comité de lutte contre les violences faites aux femmes (CLVF), violences conjugales, Union nationale des Femmes du Maroc (UNFM), Journée internationale des femmes, marche des femmes, droits des femmes, Maroc
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