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En Tunisie, un ressortissant français a été arrêté, après la saisie dans son yacht, de quatre armes à feu. Ce n’est pas de la première fois que des Européens sont mis en cause pour introduction illégale (ou trafic) d’armes, par voie maritime, rappelle une responsable douanier à Sputnik.

Un ressortissant français a été arrêté à Bizerte, dans le nord de la Tunisie, après que des armes à feu ont été retrouvées à bord de son yacht, a appris Sputnik, mardi 29 octobre, de source douanière.

Le yacht, immatriculé en France, avait été abordé par la douane tunisienne à l’entrée du port de plaisance de Bizerte, lundi après-midi, pour un contrôle de routine. De passage pour quelques jours en Tunisie, le propriétaire n’avait pas signalé la présence à bord de son bateau de quatre armes à feu, trois pistolets et un revolver, et de leurs munitions.

Les agents de la douane lui avaient pourtant posé la question à deux reprises, avant de procéder à une fouille minutieuse de son yacht, suspectant une déclaration frauduleuse, a indiqué à Sputnik Hamdi Akacha, président du bureau national du Syndicat unifié des agents de la Douane tunisienne.

Une information judiciaire a été ouverte et le propriétaire du yacht mis aux arrêts. Son épouse et une troisième personne à bord, présentée comme une parente de celle-ci, ont été laissées en liberté, a ajouté la source de Sputnik.

La nature de l’inculpation sera en fonction des résultats de l’instruction, a ajouté Akacha, alors que d’autres unités de la Douane, dont la brigade commerciale ou la brigade canine, avaient été appelées en renfort pour constater, éventuellement, d’autres infractions.

Des armes sont régulièrement saisies par les services de la douane sur des bateaux accostant dans les ports tunisiens. Le 23 octobre, les unités douanières de la ville de Sfax avaient saisi des sabres et des armes à feu dans un conteneur, propriété d’un citoyen français. Quelques semaines auparavant, la brigade maritime de Mahdia (Est) avait saisi, à bord d’un bateau italien, quelque 16.000 cartouches de fusil de chasse, a informé Hamdi Akacha.

En 2016, une rocambolesque affaire, médiatisée sous le nom du «conteneur du Belge» défraya longuement les chroniques tunisiennes. Elle concernait le bijoutier belge, Philippe Reiss, arrêté et jugé pour détention d’armes, puis rapidement libéré sous conditions. Le retentissement de l’affaire avait été assuré par le caractère factice des armes contenues dans le conteneur.

«Il peut s’agir d’une infraction de droit commun, ou liée à quelque plan que ce soit. Seule l’instruction nous le dira. Après tout, n’oublions pas que certains des commanditaires de l’assassinat du martyr Mohamed Zouari avaient emprunté la voie maritime», poursuit Hamdi Akacha.

L’expert en drones tunisien, Mohamed Zouari officiant dans la branche armée du Hamas, les brigades d’Izz Al Dine Qassam, a été assassiné, le 15 décembre 2016, dans la ville de Sfax, présumément par les renseignements israéliens.

Néanmoins, l’intensification des contrôles douaniers a eu un impact sensible sur les trafics en tout genre, à comparer avec les années post-révolution, caractérisées par une montée de l’insécurité et une porosité accrue des frontières.

Au premier semestre de 2019, «la valeur des marchandises saisies a augmenté de 17 points durant les 6 premiers mois de 2019 par rapport à la même période en 2018. Le tout pour une valeur de 176 millions de dinars», rappelle, par exemple, le site lemanager.com.

Ces résultats sont le fruit, défendent les responsables tunisiens, d’une modernisation du travail douanier, qui sera renforcé et parachevé dans le cadre d’un plan stratégique (2019-2024) officiellement lancé, en septembre 2019.

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