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    Le roi Mohammed VI met le cap sur une LGV Marrakech-Agadir, la France sera-t-elle à nouveau sollicitée?

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    Le souverain chérifien vient d’appeler à lancer une réflexion nationale sérieuse sur le lancement d’un nouveau projet de LGV reliant Marrakech à Agadir. La France, qui a largement contribué à la construction de la ligne TGV Tanger-Casablanca, serait en position de favorite pour remporter ce projet.

    Dans son discours à la nation à l’occasion du 44e anniversaire de la Marche verte, le roi Mohammed VI a annoncé le lancement d’une réflexion nationale relative au projet de construction d’une nouvelle ligne ferroviaire reliant Marrakech à Agadir. Le souverain chérifien a également mis en avant la perspective d’une extension ultérieure au reste des provinces sud du pays. Les entreprises françaises qui ont réalisé la ligne à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca seraient en bonne position pour accompagner le Maroc dans ce nouveau projet.

    ​Le roi a expliqué que cette nouvelle liaison ferroviaire «contribuera non seulement au désenclavement de l’ensemble de la région, mais surtout à son développement et à son essor économique, en dynamisant notamment le transport des personnes et des marchandises et en apportant un soutien aux secteurs économiques en général, aux activités d’export et au tourisme en particulier».

    «Ce projet d’infrastructure ferroviaire constituera enfin un levier essentiel pour la création de nombreux emplois, non seulement dans la région de Souss, mais aussi dans toutes les zones avoisinantes», a-t-il ajouté.

    Le précédent de la LGV Tanger-Casablanca

    Ce projet lancé en 2007 conjointement par le roi Mohammed VI et le Président français Nicolas Sarkozy n’a réellement débuté qu’en 2011. Il a été inauguré le 15 novembre 2018 par le souverain chérifien en la présence d’Emmanuel Macron. L’investissement a coûté la bagatelle de 2,1 milliards d’euros, avec ses quatre nouvelles gares et 200 kilomètres de ligne nouvelle aux meilleurs standards mondiaux qui assurent la liaison Tanger-Casablanca en 2h10 contre 4h45 avant. La France a financé 51% du coût du projet, soit 1,1 milliard d’euros.

    ​La SNCF a participé à ce projet en mettant à disposition son expertise concernant la conception, la construction, l’exploitation et l’entretien de la LGV. Le tout, avec l’objectif d’un transfert de technologie vers le Maroc.

    D’autres entreprises françaises majeures du ferroviaire ont aussi largement participé à l’aventure: les Systra, Colas Rail, Thales, Engie Ineo et, évidemment, Alstom qui a fabriqué les 12 rames qui s’élanceront à plus de 300 km/h à travers les collines de l’ouest marocain.

    ​Les ambitions du Maroc

    La LGV Tanger-Casablanca est la première étape du projet marocain visant à doter le pays à horizon 2030 de 1.500 kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse.

    Par ailleurs, des études préliminaires portant sur la réalisation d’un tunnel à travers le détroit de Gibraltar ont été également lancées. Ce projet permet d'envisager une liaison ferroviaire Afrique-Europe rendant possible une liaison LGV Rabat-Madrid en six heures et Rabat-Paris en 10 heures.

    Cette ligne s'inscrit également dans le prolongement des projets ferroviaires à grande vitesse européens sous le nom de la LGV Transversale (ou Scandinavie-Maroc) dont les extrémités sont Stockholm et Casablanca. Cette ligne traversera sept pays en 16 heures selon le tracé suivant: Stockholm-Copenhague-Cologne-Bruxelles-Paris-Madrid-Tanger-Casablanca.

    Tags:
    projet, TGV, Ligne à grande vitesse (LGV) Moscou - Kazan, France, Maroc
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