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Quelques heures après l'ouverture des bureaux, deux centres de vote ont été saccagés en Kabylie, région frondeuse à l'est d'Alger. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans le centre de la capitale pour dénoncer la tenue de l'élection.

Deux centres de vote ont été saccagés jeudi à Béjaïa, grande ville de la région algérienne frondeuse de Kabylie (nord), par des opposants au scrutin présidentiel qui a débuté dans la matinée, ont rapporté des habitants.

​Ces opposants au scrutin, «ont saccagé des urnes et détruit une partie des listes électorales», ont rapporté ces témoins, contactés par l'AFP depuis Alger.

Des images publiées sur les réseaux sociaux montrent de nombreux jeunes déchirant des listes électorales dans une cour d'école jonchée de bulletins de vote.

L'Algérie 24 indique que tous les bureaux de vote ont été fermés par les manifestants à Béjaïa. À Tizi Ouzou et Bouira, aucune opération de vote n’a été enregistrée à la mi-journée.

Des centaines de manifestants dans le centre d'Alger

Quelques heures après l'ouverture des bureaux de vote, des centaines de personnes ont manifesté dans le centre d'Alger contre l'élection présidentielle, les manifestants appelant au boycott du scrutin, indique Reuters.

​Des manifestants ont également défilé dans des villes de la région de Kabylie.

Ils étaient une dizaines de miliers en début de l'après-midi à Alger, selon le décompte de l'AFP. La police est rapidement et brutalement intervenue toute la matinée pour empêcher tout rassemblement. Mais les manifestants sont parvenus à faire nombre et ont même réussi à briser un cordon de police qui leur barrait l'accès au carrefour de la Grande Poste, lieu symbolique de rassemblement du «Hirak», le «mouvement» de contestation qui agite l'Algérie depuis février.

Dans la banlieue est d'Alger, à Bab Ezzouar, le scrutin se déroulait vers midi dans le calme, indique un correspondant de Sputnik. Le président du centre de vote Hocine El Ouarthilani a fait état de 20% de votants à 12h30.

Vote brièvement suspendu dans un centre électoral d'Alger

Dans l’après-midi, des manifestants opposés à la tenue de la présidentielle ont réussi à entrer dans un centre électoral du cœur d'Alger où le vote a dû être momentanément interrompu.

Le groupe est parvenu à entrer par une porte annexe dans le collège Pasteur du centre-ville, dont les accès avaient été fermés, à l'approche d'un cortège de dizaines de milliers de personnes qui défilent contre la tenue du scrutin. Les forces de l'ordre ont alors évacué les manifestants et les assesseurs qui ont rouvert le centre, une trentaine de minutes plus tard.

Cinq candidats en lice

Les Algériens élisent ce jeudi 12 décembre leur nouveau Président après la démission d'Abdelaziz Bouteflika, évincé du pouvoir début avril sous la pression de la rue et de l'armée alors qu'il projetait de briguer un cinquième mandat. Le scrutin avait été initialement programmé début juillet mais repoussé faute de candidats, les deux seules personnalités en lice ayant été invalidées par le Conseil constitutionnel.

Cinq candidats briguent la présidence. Abdelmadjid Tebboune, éphémère Premier ministre en 2017, Ali Benflis, qui a dirigé le gouvernement en 2000-2003, Azzeddine Mihoubi, ancien ministre de la Culture soutenu par le Front de libération nationale (FLN), Abdelkader Begrine, ex-ministre du Tourisme, et Abdelaziz Belaïd, ancien membre du comité central du FLN, ont tous été liés à un stade ou un autre de leur carrière à Abdelaziz Bouteflika.

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Tags:
manifestation, Kabylie, élection présidentielle, élections, Algérie
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