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Les armes débarquées à Tripoli sont «une invasion turque qui viole toutes les lois et normes internationales ainsi que le cessez-le-feu dans la région occidentale», affirme le porte-parole de l’Armée nationale libyenne qui a publié sur son compte Facebook des images qui montrent, selon lui, une cargaison acheminée par un bateau de guerre.

Sur son compte Facebook, le porte-parole de l’Armée nationale libyenne (ANL), le général-major Ahmed al-Mismari, a publié des photos et une vidéo d’armes qui ont été selon lui acheminées mardi 28 janvier par la Turquie vers la capitale libyenne Tripoli par le biais d’un bateau de guerre.

«Le commandement général des forces armées arabes libyennes surveille de près le bateau turc qui a débarqué mardi 28 janvier 2020 une cargaison d’armes dans le port de Tripoli», écrit le responsable en commentaire
«Ceci confirme ce que le commandement général a dénoncé comme s'agissant d'une invasion turque qui viole toutes les lois et normes internationales ainsi que le cessez-le-feu dans la région occidentale», ajoute-t-il.

Passe d’armes entre la France et la Turquie

Le 29 janvier, Emmanuel Macron a accusé son homologue turc, lors d'une rencontre avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis mercredi 29 janvier à Paris, de «non-respect de la parole donnée» pour l'envoi «en ce moment même» de navires turcs transportant «des mercenaires syriens en Libye».

«Nous voyons ces derniers jours des navires turcs accompagner des mercenaires syriens arrivant sur le sol libyen», «c'est en contravention explicite avec ce que le Président Erdogan s'était engagé à faire lors de la conférence de Berlin, c'est le non-respect de la parole donnée», a affirmé le Président français, avant de poursuivre: «C'est attentatoire à la sécurité de tous les Européens et des Sahéliens».

De son côté, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères Hami Aksoy a répliqué que «le principal responsable des problèmes en Libye depuis le début de la crise en 2011, c'est la France».

«Ce n'est un secret pour personne que ce pays accorde un soutien inconditionnel à [l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa, ndlr] Haftar en échange d'un droit de regard sur les ressources naturelles de la Libye», a-t-il souligné, précisant que «si la France veut contribuer à l'application des décisions prises lors de la conférence [de Berlin, ndlr], elle devrait commencer par mettre fin à son soutien à Haftar».

Les résultats de la Conférence de Berlin

Le 19 janvier, la capitale allemande a accueilli une conférence internationale sur la Libye avec la participation de plusieurs pays comme la Russie, les États-Unis, la Turquie et l’Égypte, ainsi que celle de l’UE et de l’Onu. Fayez el-Sarraj, Président du Gouvernement d'union nationale, et Khalifa Haftar, commandant de l'Armée nationale, étaient aussi présents, bien que les tentatives d’organiser un dialogue direct aient échoué.

Le principal résultat de cette conférence a été l’appel au cessez-le-feu dans toute la Libye et l’engagement de la part des puissances étrangères à ne pas s’ingérer dans le conflit en respectant notamment l’interdiction de livrer des armes aux belligérants.

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nouveaux armements, armes lourdes, armements, Tripoli (Libye), Turquie, Libye
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