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L’armée algérienne a procédé à des manœuvres à munitions réelles à In Guezzam, dans le sud du pays, à la frontière avec le Niger, indique un communiqué de la Défense nationale dont Sputnik a eu une copie. Intervenant moins d’une semaine après une attaque terroriste revendiquée par Daech*, cet exercice a engagé les forces aériennes et spéciales.

Moins d’une semaine après l’attaque terroriste revendiquée par Daech* qui a ciblé un détachement de l’armée algérienne à Bordj Badji Mokhtar, dans le sud de l’Algérie, à la frontière avec le Mali, l’Armée nationale populaire (ANP) a procédé jeudi 13 février aux manœuvres tactiques avec munitions réelles «Hoggar-2020», à In Guezzam, également dans le sud du pays, à la frontière avec le Niger, indique un communiqué du ministère algérien de la Défense nationale (MDN) dont Sputnik s’est procuré une copie. L’exercice s’est déroulé sous la supervision du général-major Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’ANP par intérim et commandant des Forces terrestres.

«L’objectif [est] d’assurer une adaptation optimale à l’ensemble des nouveaux défis sécuritaires rencontrés le long de nos frontières, notamment sud», indique le communiqué du MDN, précisant que la stratégie adoptée par l’ANP «a donné ses fruits sur le terrain, à travers les résultats positifs sans cesse enregistrés par nos unités déployées sur l’ensemble du territoire national».

Les unités engagées dans les manœuvres

La même note du MDN précise que ces manœuvres ont été exécutées par les unités du secteur opérationnel d'In Guezzam, appuyées par des unités des Forces aériennes, des avions de transport et de ravitaillement en carburant, des avions de chasse, des hélicoptères d'appui-feu et des drones.

«L’exercice a été ponctué d’une opération d’héliportage d’un détachement de troupes spéciales qui avait pour mission la destruction des colonnes arrières ennemies, sous la protection d’avions de chasse, en plus d'une opération de parachutage de divers systèmes chargés de munitions, de provisions et d'équipements médicaux destinés au soutien des forces amies», explique la même source, ajoutant que «des avions de chasse ont été ravitaillés en carburant en vol par un avion ravitailleur, sous la protection de deux avions de combat; une opération délicate qui a été couronnée par un franc succès».

La deuxième manœuvre en moins de deux semaines

L’Armée nationale populaire avait déjà procédé mercredi 5 février à des exercices de tirs réels à Tamanrasset, près de la frontière avec le Niger, engageant le système antiaérien russe Bouk-M2E et un drone cible Enics E95M, également de fabrication russe, indique un communiqué du ministère algérien de la Défense nationale (MDN).

Dans une déclaration à Sputnik, l’ex-colonel des services de renseignement algériens Abdelhamid Larbi Chérif a expliqué que cet exercice effectué par l’ANP «visait à mettre en place un ensemble complet de fermeture hermétique des frontières algériennes».

Ainsi, selon lui, l’activité de la base américaine au Niger «est complètement neutralisée par la conjonction du système antiaérien Bouk-M2E et le système de brouillage et de guerre électronique Krassoukha-4». «Ce qui rend la présence militaire américaine au Niger complètement inutile, devenant une perte financière sèche pour l’armée américaine», a-t-il conclu.

Les deux systèmes russes

Le système de missiles sol-air de moyenne portée Bouk-M2 (code Otan: SA-17 Grizzly), dont le Bouk-M2E est la version exportable, est destiné à détruire les cibles aérodynamiques: des appareils de l'aviation stratégique et tactique, des hélicoptères et missiles de croisière, ainsi que des missiles d'aviation et balistiques tactiques notamment des missiles antiradar, des armes de haute précision, des cibles terrestres et maritimes de surface.

L’armée algérienne procède à des tirs réels engageant le système antiaérien russe BOUK M2E à Tamanrasset, dans le sud de l’Algérie
© Sputnik . Sputnik via le Ministère algérien de la Défense nationale (MDN)
L’armée algérienne procède à des tirs réels engageant le système antiaérien russe BOUK M2E à Tamanrasset, dans le sud de l’Algérie

Le système mobile de lutte radioélectronique Krassoukha-4 est destiné à faire face à des radars terrestres et aériens, y compris les systèmes AWACS. Cet appareil peut bloquer le fonctionnement de tout radar existant dans un rayon de 300 kilomètres. Qui plus est, le bruit créé par le Krassoukha-4 neutralise les systèmes de commande et de communication des drones. Si les données du constructeur sont exactes, ce système peut réduire à néant l’actuelle tactique du Pentagone qui consiste en des essaims de drones de petite taille capables d'agir en groupe.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
victoire sur le terrorisme, lutte antiterroriste, plan antiterrorisme, terrorisme, G5 Sahel, Sahel, Armée nationale populaire algérienne (ANP), balles, exercices militaires
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