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Lors de la réunion du Conseil de sécurité le 9 avril sur le conflit au Sahara occidental, la délégation algérienne s’est adonnée a des «gesticulations», confirmant ainsi l’implication du pays comme «partie principale» dans ce conflit, ont confié des sources diplomatiques marocaines à l’agence MAP.

Des sources diplomatiques marocaines ont fait part de leur mécontentement à l’égard du comportement de la représentation algérienne aux Nations unies lors de la réunion qui s’est tenue le 9 avril au Conseil de sécurité sur la question du Sahara occidental, rapporte l’agence officielle marocaine Maghreb Arabe Presse (MAP).

Ses diplomates ont dénoncé «les gesticulations de l’Algérie qui confirment, une fois de plus, son statut de partie principale au différend régional sur le Sahara marocain», indique la MAP.

Selon eux, «si l’Algérie souhaite se montrer à la hauteur du rôle que lui assigne la résolution 2494 du Conseil de sécurité, elle devra mobiliser son activisme pour renforcer son engagement dans le processus des tables rondes, de manière constructive et en faisant preuve de réalisme et de compromis, jusqu’à son aboutissement», ajoute l’agence.

Des relations déjà en froid

En effet, le 28 février, lors d’un point presse animé avec son homologue du Burundi à l’occasion de l’inauguration d’un consulat du pays dans la ville de Laâyoune au Sahara occidental, le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita a lancé que «celui qui se prépare à rédiger des communiqués et à rappeler son ambassadeur pour consultation [faisant ainsi allusion à l’Algérie qui a rappelé son ambassadeur en Côte d’Ivoire, ndlr] doit continuer sur cette voie». Puis il a déclaré ouvert le processus d’ouverture de représentations diplomatiques au Sahara occidental qui se poursuivra dans les semaines à venir, selon le site d’information Yabiladi.

Le ministre algérien des Affaires étrangères Sabri Boukadoum a répondu samedi 29 février à Alger aux déclarations de son homologue marocain lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de la Ligue des États arabes Ahmed Aboul Gheit.

Le diplomate a assuré que «nous n’avons jamais dit un mot déplacé à l’égard du Maroc ou du peuple marocain», soulignant que «l’action de la diplomatie algérienne est de construire des ponts et non pas d’élargir le fossé qui existe entre nous et certains frères au Maroc», d’après le journal El Moudjahid.

Quel avenir pour les relations bilatérales?

Lors de la cérémonie de son investiture au poste de Président de la République algérienne le 19 décembre 2019, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que le conflit au Sahara occidental était «une question de décolonisation» inscrite et traitée dans le cadre aux Nations unies et qui a fait l’objet d’un nombre conséquent de résolutions du Conseil de sécurité.

Il a par ailleurs mis en avant la position algérienne de soutien à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui conformément aux résolutions de l’Onu. Enfin, le Président algérien a estimé «que cette question ne devait pas être un obstacle pour la reprise de relations normales entre les deux pays».

De son côté, le roi Mohammed VI avait auparavant proposé aux autorités algériennes la création d’un mécanisme de dialogue bilatéral pour la résolution des problèmes qui entravent les relations de bon voisinage entre les deux pays dans le cadre d’un dialogue «franc et direct».

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Tags:
ONU, conflit au Sahara occidental, Sahara occidental, Sahara, Maroc, Algérie
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