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«Nous y voyons des opportunités importantes», a déclaré le ministre marocain de l’Industrie à Médias 24 sur le plan de relocalisation de l’industrie automobile annoncé par le Président français. Il écarte tout impact négatif sur les usines Renault et PSA dans le royaume et estime que cette mesure ouvre de grands horizons au Maroc.

Le plan de rapatriement de l’industrie automobile annoncé le 26 mai par Emmanuel Macron n’aura aucun impact sur les usines Renault et PSA installées au Maroc, a indiqué le ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Moulay Hafid Elalamy, dans une déclaration au site d’information Médias 24. Bien au contraire, le ministre y voit une opportunité pour l’industrie automobile marocaine, dont Renault et PSA sont les principaux acteurs, devenue en un temps record le premier pourvoyeur de devises pour le pays.

Le plan d’aide de huit milliards d’euros annoncé par le chef de l’État français en faveur des constructeurs automobiles, Renault et PSA en tête, est conditionné par l’engagement de ces derniers à rapatrier en France la production de voitures électriques et hybrides. Or, les usines Renault et PSA à Tanger et Kénitra produisent essentiellement des véhicules thermiques, diesel et à essence.

«Je ne veux pas utiliser le mot "ouf" de soulagement, car je n’ai jamais été inquiet», affirme M.Elalamy.

Une opportunité

Le recentrage de l’industrie automobile française sur la production des véhicules du futur, électriques et hybrides, apparaît comme une opportunité au ministre marocain de l’Industrie qui souhaite positionner son pays dans la branche des équipementiers. Pour se faire, il compte sur l’expérience accumulée par l’usine PSA à Kénitra qui consacre 5% du volume de sa production à la fabrication du modèle Citroën AMI, petit véhicule 100% électrique.

«Le travail a déjà commencé, hier soir», a fait savoir le ministre qui souligne  «le plan annoncé par Macron, nous y voyons des opportunités importantes». Et d’expliquer que «l’investissement massif dans les véhicules électriques et hybrides en France nous ouvre des opportunités. Leur sourcing [fournitures en différents équipements et pièces détachées, ndlr] ne se fera plus en Asie et le Maroc peut devenir une plateforme d’approvisionnement pour les constructeurs français».

Pour Moulay Hafid Elalamy, beaucoup de pays industrialisés dans le monde ont pris conscience, suite à la pandémie de Covid-19, que la dépendance totale envers l’Asie est dangereuse. Dans ce contexte, le Maroc a de sérieux atouts à faire valoir pour se positionner en alternative sérieuse aux industriels européens, assure-t-il.

«Avec le positionnement du Maroc, sa compétitivité, mais aussi sa capacité à respecter les règles environnementales qui deviennent un critère décisif pour les constructeurs, nous sommes bien partis pour capter de nouveaux investissements dans ces segments du futur», avance-t-il.

Le plan annoncé par le Président de la République français aspire à faire de la France «la première nation productrice de véhicules propres en Europe», avec un objectif de production de plus d'un million de ce type de véhicules d'ici 2025.

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Tags:
Emmanuel Macron, industrie automobile, zone industrielle, accords UE-Maroc, Maroc
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