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Le ministre tunisien de la Défense assure que son pays n’autorisera «aucune présence militaire étrangère sur son sol», réaffirmant le soutien de Tunis à une «solution politique» en Libye et son refus de «toute ingérence étrangère», informe Webdo.tn.

À l’occasion du 64e anniversaire de la création des Forces armées tunisiennes, le ministre de la Défense Imad Hazgui a réitéré devant la presse nationale le refus catégorique de son pays d’accueillir une base militaire étrangère qui pourrait servir de point de départ pour des opérations en Libye, rapporte Webdo.tn. Une déclaration qui intervient après des informations sur une possible utilisation du territoire tunisien par les États-Unis et la Turquie pour stationner des forces en vue d’opérations en Libye.

«Nous n'autorisons aucune partie étrangère à utiliser notre sol pour mener des opérations militaires en dehors de notre pays», a déclaré le ministre, soulignant que «nos soldats sont déployés sur tout le territoire pour protéger notre pays».

S’exprimant à l’issue d’une visite des sites militaires de Borma et Remada, aux frontières avec la Libye et l’Algérie, le responsable a mis l’accent sur la nécessité vitale pour la sécurité et la défense nationales «de renforcer les capacités de l’armée, pour mieux contrôler l’ensemble des champs terrestres, maritimes et aériens du pays».

Enfin, Imad Hazgui a rappelé que «la Tunisie soutient la légitimité en Libye et appuiera une solution politique dans ce pays», réitérant «le refus de toute ingérence militaire dans la région».

Mise au point de l’ambassade américaine à Tunis

Le 29 mai, le Commandement des États-Unis pour l'Afrique (Africom) a indiqué dans un communiqué que son chef, le général Stephen J.Townsend, a évoqué lors d’un entretien téléphonique avec M.Hazgui la possibilité de déployer une Brigade d’assistance aux forces de sécurité tunisiennes.

La note a déclenché une polémique en Tunisie où plusieurs personnalités politiques et médias y ont vu la possibilité d’un déploiement militaire américain dans le pays qui briserait selon eux le statut de neutralité du pays face à la crise libyenne.

Dans ce contexte, l’ambassade des États-Unis à Tunis a publié le 30 mai un communiqué pour clarifier la note d’Africom sur le déploiement de cette brigade.

«Pour clarifier les choses, les forces d'assistance à la sécurité mentionnées par Africom dans son communiqué de presse du 29 mai font référence à une petite unité de formation qui fait partie du programme d'assistance militaire, et ne sont en aucun cas des forces militaires de combat», assure l’ambassade.

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Tags:
conflit armé, conflit, gouvernement d'union nationale en Libye, Armée nationale libyenne (ANL), Libye, crise libyenne, Tunisie
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